L’assurance emprunteur occupe une place essentielle lors de la demande d’un prêt immobilier ou même d’un crédit à la consommation. Découvrir les principaux aspects de cette couverture permet de mieux comprendre son fonctionnement, ses garanties et les options à envisager.
Sommaire
Convention AERAS, carence, quotité… Ce que chaque emprunteur doit savoir en 2025
Le tour d’horizon pédagogique des six éléments indispensables à maîtriser avant toute souscription est ici.
️ Ce que vous devez retenir de cette thématique « Prêt immobilier, garanties, assurance emprunteur«
L’assurance emprunteur est quasi-indispensable pour obtenir un prêt immobilier, bien qu’elle ne soit pas légalement obligatoire, car elle garantit le remboursement du capital restant dû en cas d’aléas de la vie.
Les garanties (décès, PTIA, ITT, IPT/IPP, perte d’emploi) assurent une protection sur mesure dans le cadre d’un prêt immobilier ou crédit à la consommation.
Grâce à la délégation d’assurance, vous pouvez opter pour une couverture externe personnalisée, souvent plus avantageuse que celle proposée par votre banque.
La quotité d’assurance permet de répartir la couverture entre co-emprunteurs, garantissant une gestion optimale du risque dans les prêts à deux. Elle doit être de minimum 100% pour l’ensemble des co-emprunteurs.
La convention AERAS facilite l’accès au crédit des emprunteurs présentant un risque aggravé de santé.
Obligation, garanties, AERAS… Ce que cache vraiment l’assurance emprunteur en France
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L’assurance de prêt est-elle obligatoire ?
Il est fréquent de se demander si l’assurance emprunteur constitue une obligation légale lors de la souscription d’un crédit. En réalité, aucun texte ne rend obligatoire la souscription d’une assurance. Toutefois, dans la pratique, il reste très difficile d’obtenir un prêt immobilier sans présenter un contrat d’assurance emprunteur.
Cette exigence des banques vise principalement à garantir le remboursement du capital en cas d’aléa empêchant l’emprunteur d’assumer ses mensualités. Ainsi, même si l’assurance n’est pas officiellement imposée par la loi, elle s’avère quasi incontournable pour sécuriser l’opération, aussi bien pour l’établissement prêteur que pour l’emprunteur lui-même.
Quelles sont les garanties de l’assurance de prêt ?
La couverture nécessaire d’une assurance emprunteur peut varier en fonction du projet immobilier et du profil de l’emprunteur. Ces protections sont adaptées au profil de chacun et peuvent évoluer suivant le contrat d’assurance choisi.
Les principales garanties proposées sont :
- Garantie décès : prise en charge du remboursement du capital restant dû en cas de décès de l’assuré.
- Garantie perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) : intervient si l’emprunteur ne peut plus exercer aucune activité professionnelle ni accomplir les actes essentiels de la vie courante.
- Incapacité temporaire totale de travail (ITT) : couvre les périodes où l’emprunteur ne peut plus travailler temporairement suite à une maladie ou un accident.
- Invalidité permanente partielle ou totale (IPP/IPT) : protège en cas de limitation durable des capacités professionnelles.
- Garantie perte d’emploi : optionnelle, elle offre une sécurité supplémentaire face au risque de chômage involontaire, selon certaines conditions prévues au contrat.
La plupart des établissements exigent a minima les garanties décès et PTIA pour valider un prêt immobilier, assurant ainsi une sécurité fondamentale à toutes les parties. Pour aller plus loin sur ce sujet, il peut être utile de découvrir Cardif.fr
Le choix de son assurance de prêt
Grâce à la réglementation, chaque emprunteur a désormais la possibilité de sélectionner librement son contrat d’assurance emprunteur. La délégation d’assurance autorise à opter pour une couverture externe, à condition qu’elle présente des garanties équivalentes à celles proposées par la banque.
Ce choix favorise une personnalisation du contrat selon les besoins spécifiques, le profil médical ou professionnel, et la durée du prêt immobilier. Il devient alors pertinent de comparer les différentes offres afin d’obtenir le meilleur équilibre entre niveau de protection, coût total et souplesse des conditions.
La quotité en assurance de prêt
Au moment de souscrire une assurance emprunteur, la notion de quotité prend tout son sens, surtout lorsqu’il s’agit d’un prêt immobilier contracté à deux. La quotité correspond à la part du crédit couverte par chaque assuré, exprimée en pourcentage du capital total emprunté.
La somme des quotités doit atteindre au minimum 100 %, conformément aux exigences des banques. Il est cependant possible d’augmenter la couverture jusqu’à 200 % lorsque chaque co-emprunteur est assuré à hauteur de 100 %. Cette répartition assure une protection optimale du capital en cas de coup dur touchant l’un des emprunteurs.

Quels sont les délais de franchise et de carence ?
Deux notions importantes régissent le début de la prise en charge par l’assurance emprunteur : le délai de carence et le délai de franchise. Chacun possède une fonction précise dans le calendrier des droits à indemnisation.
Le délai de carence commence à la signature du contrat ; durant cette période, aucune garantie ne s’applique encore. Selon la nature de la garantie choisie – notamment pour la perte d’emploi – cette période varie généralement de trois à douze mois. Le délai de franchise, quant à lui, s’active après la survenue d’un sinistre indemnisable. L’indemnisation débute seulement à l’issue de ce laps de temps précisé dans le contrat, souvent compris entre 30 et 180 jours.
- Délai de carence : période suivant la souscription pendant laquelle l’assurance n’intervient pas encore.
- Délai de franchise : intervalle après le sinistre, imposant une attente minimale avant versement éventuel de l’indemnisation.
Ces dispositifs visent à prévenir les abus et encouragent une souscription d’assurance prévoyante plutôt que dictée par l’urgence d’un événement imprévu.
La convention AERAS pour favoriser l’accès à l’assurance de prêt
Pour certains profils présentant un risque aggravé de santé, accéder à une assurance emprunteur classique peut représenter un véritable défi. C’est précisément pour répondre à cette problématique qu’a été instaurée la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé).
Ce dispositif national prévoit un parcours d’évaluation spécifique, permettant à ceux qui rencontrent des difficultés d’assurer leur crédit à la consommation ou leur prêt immobilier. Selon la gravité du dossier médical, différents niveaux d’examen sont proposés. Le contrat d’assurance emprunteur peut ainsi être adapté via des garanties alternatives, des limitations financières ou des exclusions, tout en maintenant un accès au crédit encadré et sécurisé.
- Les personnes concernées bénéficient d’un examen approfondi de leur demande et peuvent profiter de modalités avantageuses concernant la tarification ou les exclusions.
- La convention veille également à préserver l’anonymat des informations transmises et à limiter les surprimes excessives.
Grâce à cette démarche structurée, de nombreux emprunteurs autrefois exclus peuvent aujourd’hui réaliser leur projet grâce à une solution transparente et adaptée à leur situation.
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