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300 km WLTP, 35,7 kWh, mini format biplace et recharge rapide, la Smart #2 surprend les mini-citadines électriques

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Smart #2 revient au centre du jeu urbain avec une promesse rare sur le segment des très petites voitures électriques: conserver un format biplace compact tout en annonçant une autonomie de 300 km WLTP. Présenté sous forme de concept à Pékin 2026, puis montré à Rome lors d’un échange avec des journalistes européens, le modèle marque une rupture technique avec l’ancienne Fortwo EQ. La marque met en avant une nouvelle architecture, une batterie de 35,7 kWh, une recharge rapide et une fonction V2L destinée aux usages du quotidien.

Smart #2 vise 300 km WLTP en ville

La donnée la plus observée concerne l’autonomie annoncée. Avec 300 km WLTP, la Smart #2 doublerait les capacités associées à l’ancienne Fortwo EQ, longtemps pénalisée par un rayon d’action limité hors des centres-villes. Sur le papier, cette progression transforme la perception du véhicule. La mini-citadine ne se limite plus au trajet domicile-travail de quelques kilomètres, elle peut couvrir une semaine dense de déplacements urbains sans recharge quotidienne.

Ce chiffre doit être replacé dans un usage réel. En ville, un conducteur effectue souvent entre 25 et 45 km par jour, selon les trajets professionnels, les courses, l’école ou les rendez-vous périurbains. Une autonomie de 300 km permettrait donc plusieurs jours d’utilisation avec une marge confortable. Les variations liées au chauffage, à la climatisation, au relief ou aux vitesses plus élevées restent à intégrer, mais le seuil annoncé modifie déjà l’équation pratique.

Cette orientation répond aussi à la progression des ZFE, où les véhicules thermiques anciens subissent des restrictions croissantes. Une micro-citadine électrique classée Crit’Air 0 conserve un accès privilégié aux centres urbains, tout en réduisant les contraintes de stationnement grâce à son gabarit court. Pour les habitants d’immeubles sans borne privée, l’autonomie devient un facteur décisif: moins de passages à la recharge signifie moins de dépendance aux infrastructures publiques.

Smart reprend donc une idée ancienne, la voiture biplace dédiée à la ville, mais l’adapte à des attentes plus récentes. Le public ne demande plus seulement un véhicule facile à garer. Il attend une batterie suffisante, une électronique moderne et une sécurité comparable à celle de modèles plus grands. Le concept #2 se positionne précisément sur cette frontière entre simplicité urbaine et niveau d’équipement contemporain.

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Smart #2 illustrant son rayon de braquage en parking urbain
Le rayon de braquage annoncé de 6,95 mètres cible les manœuvres en ville. — Photo : Photo Collections / Pexels

La plateforme ECA annonce 35,7 kWh et 6,95 m

Le changement de fond vient de la plateforme ECA, pour Electric Compact Architecture, développée pour des véhicules urbains compacts. Smart présente cette base comme un élément central du projet, et non comme une simple adaptation d’un modèle existant. Cette précision compte, car l’intégration d’une batterie dans une voiture très courte impose des choix délicats entre espace intérieur, rigidité, poids et comportement routier.

La batterie annoncée atteint 35,7 kWh, une capacité élevée pour une biplace aussi compacte. Ce volume énergétique explique l’objectif d’autonomie, mais il suppose aussi une maîtrise du poids. Dans une voiture urbaine, chaque kilo supplémentaire influe sur la consommation, le freinage et l’usure des pneus. Le défi industriel consiste à augmenter le rayon d’action sans perdre l’agilité qui a fait l’identité de Smart depuis ses débuts.

La marque met précisément en avant un rayon de braquage de 6,95 mètres, donnée très parlante en usage urbain. Un demi-tour dans une rue étroite, une manœuvre dans un parking souterrain ou une place en épi deviennent plus simples avec une telle valeur. Ce chiffre place la Smart #2 dans une logique de mobilité dense, où la maniabilité reste aussi importante que l’autonomie affichée sur la fiche technique.

La question de la sécurité occupe aussi une place majeure dans ce repositionnement. Les petites voitures électriques doivent composer avec des normes exigeantes, des attentes élevées en matière d’aides à la conduite et une cohabitation difficile avec des SUV plus lourds. Smart affirme vouloir offrir une expérience de conduite de haut niveau dans sa catégorie. Les détails de série, notamment sur les airbags, les assistances et la structure de caisse, permettront de mesurer l’écart entre le concept et le modèle commercialisé.

Recharge rapide DC de la Smart #2 en environnement urbain
La recharge DC annoncée doit réduire les temps d’arrêt lors des trajets quotidiens. — Photo : Erik Mclean / Pexels

Recharge DC et V2L renforcent l’usage quotidien

Smart annonce une recharge rapide DC capable de faire passer la batterie de 10 à 80 % en moins de vingt minutes. Pour une citadine, ce choix technique n’est pas anodin. Beaucoup de petits modèles électriques se contentent encore d’une recharge lente ou modérée, jugée suffisante pour la ville. La Smart #2 vise un usage plus flexible, avec la possibilité de récupérer rapidement de l’autonomie lors d’un arrêt court.

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Le seuil des 20 minutes correspond à un temps d’attente compatible avec une pause en centre commercial, une course rapide ou un café sur une aire équipée. Cette capacité peut rassurer les conducteurs qui ne disposent pas d’une borne à domicile. Elle ouvre aussi la voie à des trajets périurbains ou interurbains ponctuels, même si le confort sur longue distance dépendra de la puissance maximale acceptée, de la courbe de charge et de l’efficacité réelle sur voie rapide.

L’autre élément mis en avant est la fonction V2L, qui permet d’alimenter des appareils électriques depuis la batterie du véhicule. Ce dispositif reste encore rare sur les petites voitures. Il peut servir à brancher un ordinateur, un éclairage, un petit outillage ou du matériel de loisirs. Dans une logique professionnelle légère, un artisan urbain ou un livreur indépendant pourrait y trouver un usage concret, à condition que la puissance disponible soit suffisante.

Ces équipements traduisent une évolution de la mini-citadine. Elle n’est plus seulement pensée comme un moyen de transport réduit à l’essentiel. Elle devient une réserve d’énergie mobile, connectée à des besoins variés. Les tarifs, la garantie batterie et les conditions de recharge pèseront néanmoins lourd dans l’accueil du modèle. Sur ce segment, quelques milliers d’euros d’écart peuvent déplacer la décision vers une citadine électrique plus polyvalente ou vers le marché de l’occasion.

Mercedes-Benz et Geely ciblent les ZFE européennes

La Smart actuelle repose sur une organisation industrielle issue du partenariat entre Mercedes-Benz et Geely. Cette structure donne à la marque une double compétence: design et positionnement européen d’un côté, capacités industrielles et électriques chinoises de l’autre. Pour la Smart #2, cette combinaison peut se révéler stratégique, car le marché des très petites voitures électriques reste difficile à rentabiliser en Europe.

Le contexte réglementaire donne pourtant une fenêtre commerciale. Les grandes villes européennes limitent progressivement l’accès des véhicules les plus polluants, tandis que le stationnement devient plus cher et plus rare. Dans ce cadre, une citadine biplace très compacte conserve un avantage objectif. Elle occupe moins d’espace, consomme moins de matériaux qu’un véhicule familial et répond à des trajets souvent effectués avec une seule personne à bord.

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La difficulté tient au prix. Le public urbain intéressé par ce format compare la Smart #2 à des alternatives très différentes: vélos cargos électriques, scooters, transports publics, autopartage ou citadines cinq portes. Pour convaincre, Smart devra justifier la valeur ajoutée par l’autonomie, la sécurité, le confort et l’image de marque. L’équilibre sera d’autant plus délicat que les aides publiques varient selon les pays, les revenus et les règles locales.

En Europe, le segment des micro-voitures électriques reste fragmenté. Certains modèles misent sur des vitesses limitées et des prix bas, d’autres sur une vraie homologation automobile. La Smart #2 semble choisir la seconde voie, plus coûteuse mais plus rassurante pour un usage quotidien. Les prochaines informations attendues portent sur le calendrier de lancement, le prix, la production et les équipements de série. C’est sur ces paramètres que se jouera la crédibilité commerciale du modèle face à des automobilistes urbains devenus très attentifs au coût total d’usage.

Questions fréquentes

Quelle autonomie Smart annonce-t-elle pour la Smart #2 ?
Smart annonce environ 300 km selon le cycle WLTP pour le concept #2. Cette valeur devra être confirmée sur le modèle de série, avec des résultats variables selon la température, le style de conduite, la vitesse et l’usage du chauffage ou de la climatisation.
La Smart #2 remplace-t-elle directement la Fortwo EQ ?
La Smart #2 reprend l’idée d’une petite biplace électrique urbaine, mais elle repose sur une architecture technique renouvelée. La plateforme ECA, la batterie de 35,7 kWh et la recharge rapide placent le projet à un niveau plus ambitieux que l’ancienne Fortwo EQ.
À quoi sert la fonction V2L sur une petite citadine électrique ?
La fonction V2L permet d’utiliser la batterie du véhicule pour alimenter certains appareils électriques. Sur une citadine, elle peut servir pour du matériel léger, un ordinateur, un éclairage mobile ou des usages de loisirs, selon la puissance réellement proposée.
La Smart #2 est-elle déjà disponible à l’achat ?
Les informations disponibles portent sur le concept Smart #2 présenté en 2026. Le prix, le calendrier commercial, les finitions et les équipements définitifs devront être précisés par la marque avant l’arrivée en concession.
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