La région de Gabès, dans le sud-est tunisien, doit accueillir une centrale solaire photovoltaïque de 132 MW portée par Voltalia. Le projet, associé au site d’El Ouadi et présenté dans plusieurs communications sous le nom Wadi, représente un investissement annoncé autour de 340 millions de dinars. Sa production annuelle est estimée à près de 302 GWh, avec une mise en service visée à l’horizon 2029.
Sommaire
Voltalia sécurise 132 MW solaires dans la région de Gabès
Le projet attribué à Voltalia confirme la montée en puissance des opérateurs privés dans le secteur électrique tunisien. L’entreprise, spécialisée dans les énergies renouvelables, a sécurisé une centrale solaire de 132 MW dans la région de Gabès, zone industrielle et énergétique majeure du pays. Le site est mentionné à El Ouadi, avec des références locales à Mahamla et Menzel Habib selon les sources disponibles, ce qui traduit un périmètre territorial encore décrit à travers plusieurs appellations administratives.
Cette capacité installée place l’opération parmi les projets photovoltaïques significatifs annoncés en Tunisie. Pour un pays dont le système électrique reste largement dépendant du gaz naturel, l’ajout d’une telle puissance solaire constitue un apport notable au mix national. La production prévue, proche de 302 GWh par an, correspond à une quantité d’électricité capable d’alimenter des dizaines de milliers de foyers, selon les ratios moyens de consommation résidentielle.
Le choix de Gabès répond à plusieurs critères. La région bénéficie d’un ensoleillement élevé, d’espaces disponibles et d’une proximité avec des infrastructures énergétiques déjà existantes. Cette configuration réduit certains coûts de raccordement, même si les détails techniques du poste d’injection et des lignes électriques n’ont pas été rendus publics dans les éléments consultés.
Pour Voltalia, l’enjeu dépasse la simple construction d’une centrale. L’entreprise consolide sa présence dans un marché tunisien où les autorités cherchent à attirer des investisseurs capables de financer, construire et exploiter des actifs renouvelables sur le long terme. Le projet Wadi devient de ce fait un indicateur de confiance pour les prochains appels d’offres solaires et éoliens.

El Ouadi vise 302 GWh annuels pour le réseau tunisien
La production annoncée de 302 GWh par an constitue le principal repère industriel du projet. Ce volume dépendra du rendement réel des panneaux, de la disponibilité des équipements, de l’irradiation solaire mesurée sur site et des éventuelles contraintes d’évacuation sur le réseau. Dans le sud-est tunisien, les conditions d’ensoleillement sont favorables, mais les performances finales restent liées à la qualité de l’exploitation et à la maintenance.
Une centrale de 132 MW ne produit pas en continu à pleine puissance. Le solaire photovoltaïque livre son maximum pendant les heures de fort ensoleillement, puis réduit fortement sa contribution le soir et la nuit. Cette variabilité impose une gestion précise par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, chargée d’équilibrer la demande, les centrales conventionnelles et les apports renouvelables.
L’intérêt du projet réside dans sa capacité à réduire la consommation de combustibles fossiles pendant les heures de pointe diurne. En Tunisie, une partie importante de l’électricité est produite à partir du gaz naturel, ressource coûteuse et exposée aux tensions d’approvisionnement. Chaque mégawattheure solaire injecté peut limiter le recours aux centrales thermiques, avec un effet direct sur la facture énergétique nationale.
Le site d’El Ouadi devra également répondre aux exigences de stabilité du réseau. Les grandes centrales solaires modernes intègrent des onduleurs capables de contribuer au contrôle de tension et à la qualité de l’électricité. Ces paramètres, moins visibles que la puissance installée, deviennent essentiels lorsque la part des renouvelables augmente dans le mix. L’intégration de Wadi servira de test concret pour la capacité du réseau tunisien à absorber de nouveaux volumes solaires dans les régions éloignées des principaux centres de consommation.

Un investissement de 340 MD attendu avant 2029
L’enveloppe annoncée, proche de 340 millions de dinars, donne la mesure financière de l’opération. Ce montant couvre généralement l’acquisition des modules photovoltaïques, les structures de fixation, les onduleurs, le génie civil, le raccordement, les études environnementales, la sécurité du site et les coûts de développement. Les arbitrages précis dépendront des contrats signés avec les fournisseurs et des conditions de financement obtenues.
La mise en service visée pour 2029 laisse une période de préparation importante. Avant la phase de chantier, un projet solaire de cette taille nécessite des études topographiques, des analyses d’impact, des autorisations administratives, la sécurisation du foncier et la finalisation des accords de raccordement. Les calendriers peuvent varier selon la disponibilité des équipements et la coordination entre l’investisseur, les autorités et l’opérateur du réseau.
Le financement d’une centrale solaire repose souvent sur des contrats de vente d’électricité de longue durée. Ces contrats donnent de la visibilité aux banques et aux investisseurs, car ils définissent les volumes, les prix ou les mécanismes de rémunération. Dans un contexte international marqué par la hausse des besoins en énergie bas carbone, la Tunisie cherche à rassurer les opérateurs sur la stabilité réglementaire et la capacité à honorer les engagements contractuels.
Pour le tissu économique local, le chantier peut générer des emplois temporaires dans le terrassement, le montage des structures, le câblage et la sécurité. L’exploitation créera moins de postes permanents, mais demandera des compétences techniques dans la maintenance électrique, la surveillance numérique et l’entretien des installations. La question de la formation locale sera déterminante si Gabès veut capter une part réelle de la valeur industrielle liée au projet Wadi.
Gabès devient un test industriel pour la transition énergétique
La centrale de Gabès s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer les énergies renouvelables et à réduire la dépendance aux importations d’énergie. La Tunisie dispose d’un potentiel solaire reconnu, mais le rythme de déploiement reste conditionné par les procédures, les capacités du réseau et l’accès au financement. Le projet Wadi sera observé comme un jalon opérationnel plutôt qu’une annonce isolée.
La région présente aussi une sensibilité environnementale particulière. Gabès concentre des activités industrielles anciennes, notamment autour de la chimie et du port, avec des préoccupations récurrentes sur la pollution et la qualité de vie. L’arrivée d’une grande infrastructure solaire ne règle pas ces dossiers, mais elle introduit un investissement énergétique moins émetteur dans un territoire souvent associé aux impacts de l’industrie lourde.
Les bénéfices climatiques devront être évalués avec rigueur. Une production solaire annuelle de 302 GWh évite des émissions si elle remplace effectivement une production fossile. Le calcul dépend du facteur d’émission du parc électrique tunisien et du fonctionnement réel des centrales thermiques. Les porteurs du projet devront aussi gérer l’occupation des sols, les accès routiers, la poussière, l’eau utilisée pour le nettoyage des panneaux et la fin de vie des équipements.
Pour les autorités tunisiennes, la réussite du calendrier avant 2029 aura une portée politique et économique. Elle signalera la capacité du pays à transformer son potentiel solaire en actifs raccordés au réseau, avec une production mesurable. Les prochains mois devraient préciser le montage contractuel, le tracé du raccordement et les retombées locales attendues, trois éléments qui pèseront sur l’appréciation du projet par les collectivités et les acteurs économiques de Gabès.
Questions fréquentes
- Quelle est la capacité prévue de la centrale solaire de Gabès ?
- La centrale solaire associée au site d’El Ouadi, dans la région de Gabès, affiche une capacité prévue de 132 MW. Sa production annuelle est annoncée autour de 302 GWh, sous réserve des performances réelles du site et du raccordement au réseau.
- Qui développe le projet solaire Wadi en Tunisie ?
- Le projet est porté par Voltalia, groupe international spécialisé dans les énergies renouvelables. L’opération s’inscrit dans le développement de nouvelles capacités photovoltaïques en Tunisie et dans la volonté de réduire la dépendance au gaz naturel.
- Quand la centrale solaire de Gabès doit-elle entrer en service ?
- Les informations disponibles évoquent une mise en service prévue à l’horizon 2029. Avant cette étape, le projet doit passer par les autorisations, les études techniques, le financement, la construction et le raccordement au réseau électrique.
Sources
- Une centrale solaire de 132 MW verra le jour à Gabès pour renforcer la …
- Tunisie : Voltalia sécurise un projet solaire de 132 MW dans la région …
- Gabès : une centrale solaire photovoltaïque de 132 MW à …
- Gabès : une centrale solaire de 132 MW verra le jour à Menzel Habib 👉 …
- Voltalia has secured a new 132 MW solar project in the Gabès region …




