E.Leclerc abaissera le prix de la recharge électrique à 0,17 €/kWh à partir du 5 octobre sur ses bornes 22 kW, selon les informations relayées par Automobile Propre. L’enseigne se place juste sous Lidl, passé récemment à 0,18 €/kWh après un tarif de 0,29 €/kWh. Cette différence d’un centime par kilowattheure paraît modeste, mais elle installe une nouvelle séquence de concurrence sur les parkings de supermarchés, devenus des lieux stratégiques pour les automobilistes électrifiés.
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E.Leclerc passe à 0,17 €/kWh sur ses bornes 22 kW
Le nouveau tarif annoncé par E.Leclerc concerne les bornes 22 kW, une puissance courante sur les parkings commerciaux. À 0,17 €/kWh, l’enseigne descend sous le niveau de Lidl et se rapproche des coûts observés à domicile dans certaines situations tarifaires. Le changement doit entrer en vigueur le 5 octobre, date qui donne aux magasins le temps d’adapter leurs systèmes de facturation.
Cette baisse s’inscrit dans une politique commerciale connue chez E.Leclerc, historiquement positionné sur l’image du prix bas. La recharge devient un service d’appel comparable au carburant vendu en station, avec une logique simple : attirer l’automobiliste sur le parking, puis l’inciter à faire ses courses pendant l’arrêt. Le modèle prend une importance accrue avec la progression du parc électrique et hybride rechargeable.
Le choix de cibler les bornes 22 kW n’est pas anodin. Cette puissance convient aux véhicules équipés d’un chargeur embarqué capable d’accepter une charge accélérée en courant alternatif. Dans la pratique, tous les modèles ne tireront pas pleinement parti de cette puissance. Certaines citadines plafonnent à 7,4 kW ou 11 kW, ce qui réduit l’avantage temporel, sans remettre en cause le prix payé au kilowattheure.
Pour les conducteurs, le signal reste clair : une recharge sur un parking de grande surface peut redevenir compétitive face à la recharge résidentielle, surtout pour les habitants d’immeubles sans prise privative. Le prix affiché favorise les arrêts planifiés pendant les courses plutôt que les recharges d’urgence. Cette nuance compte, car le réseau 22 kW répond davantage aux usages du quotidien qu’aux longs trajets autoroutiers.

Lidl à 0,18 €/kWh relance la bataille des parkings
La décision d’E.Leclerc intervient juste après le mouvement de Lidl, qui a abaissé le prix de ses bornes à 0,18 €/kWh contre 0,29 €/kWh auparavant. La baisse représentait près de 38 %, un niveau suffisamment visible pour attirer l’attention des conducteurs. En descendant à 0,17 €/kWh, E.Leclerc répond par un positionnement symbolique : être moins cher, même d’un centime.
Cette concurrence ne porte pas uniquement sur la recharge. Elle traduit la volonté des enseignes de grande distribution de capter une clientèle mobile, attentive au coût de chaque déplacement. Le parking n’est plus seulement un espace de stationnement. Il devient un service intégré à l’offre commerciale, avec des bornes qui renforcent la fréquentation et prolongent le temps passé sur site.
Le calcul économique des distributeurs repose sur plusieurs paramètres. Le prix de l’électricité achetée, les coûts d’installation, la maintenance, les commissions éventuelles et l’occupation des places influencent la rentabilité. Une borne peu utilisée pèse sur les comptes. Une borne attractive, à l’inverse, peut générer du trafic en magasin et améliorer l’image d’une enseigne auprès des ménages équipés d’un véhicule électrique.
La rivalité entre Lidl et E.Leclerc peut aussi peser sur les autres opérateurs de recharge. Les réseaux spécialisés facturent souvent davantage, en particulier sur les puissances rapides et ultra-rapides. Les automobilistes compareront de plus en plus les usages : recharge lente ou accélérée pendant les courses, recharge rapide sur autoroute, recharge nocturne à domicile. Cette segmentation devient centrale dans le budget mobilité.

Une recharge de 50 kWh coûte 8,50 € chez E.Leclerc
Le prix de 0,17 €/kWh permet de chiffrer concrètement l’intérêt pour un conducteur. Une recharge de 50 kWh, volume courant pour récupérer une grande partie de batterie sur une compacte électrique, revient à 8,50 € chez E.Leclerc. Chez Lidl à 0,18 €/kWh, la même opération coûte 9 €. L’écart direct reste limité, mais il devient plus visible sur des usages répétés.
Avant la baisse de Lidl, à 0,29 €/kWh, ces mêmes 50 kWh coûtaient 14,50 €. La différence atteint donc 6 € par recharge complète ou presque complète. Pour un automobiliste qui recharge deux fois par mois sur ce type de borne, l’économie dépasse 140 € sur une année glissante. Ce montant dépend bien sûr du véhicule, du kilométrage et de la disponibilité réelle des bornes.
Rapporté à 100 kilomètres, le calcul donne un ordre de grandeur parlant. Avec une consommation de 15 kWh aux 100 kilomètres, le coût descend à 2,55 €. Avec 18 kWh, il atteint 3,06 €. Les sources évoquent un trajet d’environ 100 kilomètres pour moins de 3 €, ce qui correspond aux véhicules sobres, aux trajets périurbains et à une conduite modérée.
Ce coût d’usage renforce l’avantage économique de l’électrique dans certains scénarios, mais il ne doit pas masquer les écarts entre véhicules. Un SUV électrique consommant 22 kWh aux 100 kilomètres paiera 3,74 € pour la même distance. La météo, la vitesse, le chauffage et la charge embarquée peuvent modifier nettement la consommation. Le prix bas du kilowattheure réduit la facture, il ne supprime pas les différences techniques.
Les bornes 22 kW imposent encore des temps d’arrêt longs
Le tarif attractif d’E.Leclerc concerne des bornes 22 kW, à distinguer des chargeurs rapides en courant continu. Sur le papier, une batterie recevant 22 kW peut récupérer 22 kWh en une heure. Dans la réalité, la puissance dépend du chargeur embarqué du véhicule, du niveau de batterie, de la température et de l’état de la borne. Le temps de recharge reste donc variable.
La majorité des voitures électriques grand public acceptent le courant alternatif à 7,4 kW ou 11 kW. À 11 kW, récupérer 50 kWh demande plus de quatre heures et demie. À 7,4 kW, il faut approcher sept heures. Les modèles capables de prendre 22 kW réduisent nettement cette durée, mais ils ne représentent pas l’ensemble du marché. Le prix bas ne garantit pas une recharge courte.
Cette contrainte oriente les usages. Les bornes de supermarché sont adaptées à des appoints réguliers, par exemple 10 à 20 kWh pendant les courses, davantage qu’à une recharge complète improvisée. Un arrêt de 45 minutes peut ajouter une autonomie utile pour la semaine, surtout sur une citadine sobre. Pour les longs trajets, les conducteurs continueront à privilégier les stations rapides plus coûteuses.
La question de la rotation des véhicules devient également sensible. Un tarif bas peut augmenter l’occupation des places, avec un risque de saturation aux heures de forte affluence. Les enseignes devront surveiller le temps de charge, l’affichage des règles et la disponibilité en temps réel. La réussite commerciale passera autant par le prix que par la fiabilité, l’accès simple et la discipline des utilisateurs.
Questions fréquentes
- Quel est le nouveau prix de la recharge chez E.Leclerc ?
- E.Leclerc annonce un tarif de 0,17 €/kWh à partir du 5 octobre sur ses bornes 22 kW. Ce prix place l’enseigne juste sous Lidl, positionné à 0,18 €/kWh.
- Combien coûte une recharge de 50 kWh avec ce tarif ?
- À 0,17 €/kWh, une recharge de 50 kWh coûte 8,50 €. Le même volume d’énergie revient à 9 € chez Lidl avec un tarif de 0,18 €/kWh.
- Les bornes 22 kW permettent-elles une recharge rapide ?
- Les bornes 22 kW relèvent de la recharge accélérée en courant alternatif. Leur vitesse dépend du chargeur embarqué du véhicule, souvent limité à 7,4 kW ou 11 kW sur de nombreux modèles.




