Boralex a confirmé mercredi 30 septembre 2026 la mise en production de sa centrale solaire de Rosoy, dans l’Yonne. Ce site, intégré au projet de la Plaine de Nange entre Rosoy et Étigny, affiche une puissance de 28,9 MWc et combine des panneaux au sol avec une partie flottante. L’annonce s’inscrit dans une série de trois mises en service d’énergies renouvelables en France.
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Boralex confirme Rosoy parmi trois mises en service françaises
La communication publiée par Boralex le 30 septembre 2026 place la centrale de Rosoy dans un ensemble plus large. Le producteur d’électricité renouvelable a indiqué avoir mis en service trois sites en France, confirmant une montée en puissance progressive de son portefeuille national. Pour l’Yonne, l’annonce donne une visibilité supplémentaire à un projet déjà signalé comme opérationnel depuis août.
La mise en production marque une étape technique précise. Elle signifie que les installations ont dépassé la phase de chantier, puis les essais nécessaires au fonctionnement industriel. Dans le cas d’une centrale photovoltaïque, cette étape suppose la disponibilité des équipements, la validation du raccordement électrique et la capacité à injecter l’électricité produite sur le réseau. Elle ne se limite donc pas à une inauguration ou à un affichage institutionnel.
Boralex, groupe d’origine canadienne, développe et exploite des actifs d’énergie renouvelable dans plusieurs filières, notamment l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité et le stockage. Cette diversification pèse dans sa stratégie française, où les projets photovoltaïques se multiplient sur des terrains aux usages variés. Rosoy entre dans cette logique, avec un site conçu à la fois au sol et sur une surface en eau.
Le choix de communiquer simultanément sur plusieurs mises en service répond aussi à un enjeu industriel. Pour un producteur, la valeur d’un parc ne se mesure pas seulement au nombre de projets autorisés, mais à leur passage effectif en exploitation. Dans un secteur marqué par les délais administratifs, les recours possibles et les contraintes de raccordement, la confirmation d’une production réelle constitue un indicateur suivi par les collectivités comme par les acteurs du marché électrique.

Rosoy et Étigny accueillent 28,9 MWc solaires
Le projet de la Plaine de Nange concerne les communes de Rosoy et Étigny, au nord de Sens. Sa puissance annoncée atteint 28,9 MWc, pour une emprise d’environ 20,41 hectares. Le mégawatt-crête désigne la puissance maximale théorique d’une installation photovoltaïque dans des conditions normalisées. La production réelle varie ensuite selon l’ensoleillement, la température, l’orientation des panneaux et les pertes liées aux équipements électriques.
Cette donnée place le site dans la catégorie des centrales solaires de taille significative à l’échelle départementale. Elle ne correspond pas à une toiture individuelle ni à une petite installation communale, mais à un outil de production conçu pour injecter de l’électricité sur le réseau. La surface mobilisée impose une lecture attentive des usages fonciers, sujet sensible dans les territoires ruraux où les projets énergétiques doivent composer avec l’agriculture, les paysages et les attentes des riverains.
Le site associe panneaux au sol et panneaux flottants. Cette configuration permet d’adapter le projet à la géographie locale plutôt que de s’en tenir à un modèle unique. Les centrales hybrides de ce type peuvent répartir les équipements sur plusieurs supports, ce qui change la façon d’organiser la maintenance, les accès techniques et la surveillance des installations. Le calendrier disponible indique une mise en service en août 2026, avant la confirmation publique de Boralex fin septembre.
Pour les communes concernées, la centrale devient un équipement de long terme. Une fois la production lancée, le sujet se déplace du chantier vers l’exploitation quotidienne: suivi de la performance, entretien des onduleurs, contrôle des clôtures, interventions après intempéries et gestion des obligations environnementales. Les retombées locales dépendent ensuite des accords fonciers, de la fiscalité et des modalités de présence de l’exploitant sur le territoire.

Des panneaux flottants sur la Plaine de Nange
La présence de panneaux flottants distingue la Plaine de Nange d’une centrale photovoltaïque strictement terrestre. Ce type d’installation repose sur des structures posées à la surface de l’eau, maintenues par des systèmes d’ancrage et reliées aux équipements électriques situés à terre. La technologie existe déjà en France, mais chaque site impose des choix techniques propres, liés à la profondeur, au vent, aux berges et aux variations du niveau d’eau.
Dans l’Yonne, cette dimension flottante donne au projet une portée particulière. Elle permet de valoriser une surface qui ne relève pas des mêmes usages qu’une parcelle agricole classique. Elle entraîne néanmoins des exigences spécifiques pour la conception. Les équipes doivent garantir la stabilité des flotteurs, protéger les câbles, organiser les accès de maintenance et surveiller l’interaction entre l’installation et le milieu aquatique.
La Plaine de Nange illustre une tendance observée dans le développement solaire: chercher des espaces déjà transformés, ou moins directement disponibles pour d’autres usages productifs. Les promoteurs mettent souvent en avant cette approche pour réduire les conflits fonciers. Les collectivités, elles, examinent les effets concrets sur le paysage, la biodiversité, la circulation autour du site et la compatibilité avec les documents d’urbanisme.
La phase de maintenance deviendra déterminante pour mesurer la fiabilité de l’équipement. Les panneaux flottants doivent rester accessibles malgré les conditions météorologiques, les périodes de gel, les fortes chaleurs ou les épisodes venteux. Les opérations d’entretien exigent des procédures adaptées, avec des techniciens formés à intervenir sur une interface entre eau et électricité. Cette réalité rend le suivi d’exploitation plus complexe que sur un parc au sol classique, même si les principes de production solaire restent les mêmes.
L’Yonne observe le raccordement et l’acceptation locale
La mise en production de Rosoy intervient dans un département où la question énergétique s’inscrit désormais dans l’aménagement du territoire. L’Yonne dispose de vastes zones rurales, de couloirs de transport et de sites déjà artificialisés, mais chaque projet solaire suscite une analyse locale. Le raccordement au réseau constitue l’un des points centraux, car une centrale opérationnelle doit pouvoir évacuer sa production sans fragiliser les infrastructures existantes.
Les délais de raccordement pèsent fortement sur le calendrier des développeurs. Même lorsqu’un permis est obtenu et que le chantier avance, la disponibilité d’un poste électrique ou la capacité d’une ligne peuvent conditionner l’entrée en production. Dans le cas de Rosoy, la confirmation de Boralex indique que cette étape est franchie. Elle transforme le projet en actif productif, avec des obligations de suivi et une relation durable avec les gestionnaires de réseau.
L’acceptation locale reste un second paramètre. Une énergie renouvelable bénéficie souvent d’un soutien de principe, mais les riverains jugent les projets à partir de leur implantation réelle. Hauteur des structures, visibilité depuis les routes, circulation des camions pendant le chantier, entretien des abords et partage de l’information comptent dans la perception. Une centrale solaire est moins bruyante qu’un parc éolien, mais elle modifie durablement un paysage.
Le dossier du Nouzeau à Gurgy, également associé à Boralex dans des documents d’étude antérieurs, montre que l’entreprise regarde l’Yonne comme un territoire de développement solaire. Rosoy fournit maintenant un exemple concret d’installation passée de la phase de projet à l’exploitation. Les prochaines années permettront d’observer la production effective du site, la qualité du suivi environnemental et la manière dont les communes intègrent cette nouvelle présence industrielle dans leur quotidien.
Questions fréquentes
- Où se situe la centrale solaire de Rosoy ?
- La centrale se situe dans l’Yonne, sur le secteur de la Plaine de Nange, entre les communes de Rosoy et d’Étigny.
- Quelle est la puissance annoncée pour le site ?
- La puissance indiquée pour le projet est de 28,9 MWc. Cette unité correspond à la puissance maximale théorique des panneaux dans des conditions standard.
- Pourquoi le projet de Rosoy se distingue-t-il ?
- Le site combine des panneaux photovoltaïques au sol et une partie flottante, une configuration qui impose des choix techniques particuliers pour l’ancrage, l’entretien et le raccordement.




