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Mis à Jour le : 4 février 2012 20:19
En réponse à une tribune de climato-sceptiques, dont Claude Allègre, titrée « Pas besoin de paniquer à propos réchauffement de la planète », qu’a publiée le Wall Street Journal, une quarantaine de scientifiques du climat cosignent une lettre ouverte où ils dénoncent l’incompétence en la matière de scientifiques « qui sont l’équivalent dans le domaine de la science du climat de ce que seraient des dentistes pratiquant la cardiologie. »
« S’il apparaît que la crise des sub-prime aux Etats-Unis et l’effondrement boursier mondial qui a suivi ont bien été l’élément déclencheur de la crise mondiale, cette dernière n’est pourtant compréhensible, dans ses développements ultérieurs, qu’en considérant la séquence longue d’évolution de l’économie « réelle ». Si la mondialisation des économies (prééminence du « marché », libéralisation « sauvage » des échanges, dérégulation et décloisonnement des institutions de banque et de bourse, déréglementation du marché du travail) a favorisé l’avènement de la crise et ensuite permis sa diffusion dans le monde entier, il faut pourtant, par delà ce constat, la considérer d’abord comme une crise du capitalisme de concurrence. » Deuxième volet de l’analyse de la crise proposée par Robert Rollinat, Economiste, professeur à Paris X Nanterre.
« Nous devons comprendre que nous avons un destin commun, et opter pour le développement durable, comme un engagement commun pour la dignité humaine, » écrit Chems Eddine Chitour, Professeur à l’Ecole Nationale Polytechnique d’Alger, qui constate avec Jeremy Rifkins, Joseph Stiglitz et Jeffrey Sachs qu’il est possible « d’être optimiste si les humains partagent, si les connaissances et les avancées sont à la disposition de chacun. »
Paul Krugman a publié sur son blog une série de graphiques illustrant les points clés de sa lecture de la crise européenne. Nous les reproduisons ici, accompagnés de nos commentaires.
« La crise du capitalisme américain signe le triomphe des consommateurs et des investisseurs sur les travailleurs et les citoyens. Et puisque la plupart d’entre nous occupent ces quatre rôles - même si les plus riches prennent la part du lion dans la consommation et l’investissement - le cœur de cette crise réside dans la possibilité croissante pour chacun d’entre nous, en tant que consommateur ou investisseur, de faire de bonnes affaires, et dans notre capacité déclinante à être entendu en tant que travailleur et citoyen. »
« Le président israélien nous avertit aujourd’hui que l’Iran est sur le point de produire une arme nucléaire. Le ciel nous en préserve. Pourtant, nous journalistes, ne mentionnons pas que Shimon Peres, alors Premier ministre, avait dit exactement la même chose en 1996. » Robert Fisk, le correspondant au Moyen Orient de The Independent, rappelle non sans alacrité quelques vérités d’évidence apparemment sorties du radar de nombreux médias occidentaux.
« Ce texte poursuit la réflexion engagée au cours d’un texte précédent consacré à la « guerre des monnaies ». Il s’agit en fait, par delà la « chronique des évènements » de la crise, en particulier dans leur dimension financière et monétaire ( crise des dettes « souveraines », avenir et « survie » de l’euro) de rappeler dans quelle problématique cette crise s’est inscrite depuis maintenant plus de trois ans. Pour nous, le fil conducteur reste celui de l’analyse marxiste à travers l’évolution du capitalisme de « concurrence ». La crise a au moins un mérite : elle « révèle » la concurrence mais elle tend aussi à l’exacerber. Elle met donc en évidence les nouvelles conditions de valorisation du capital, de recherche du profit. Elle se traduit par des processus complexes et différenciés de « destruction-création » de valeur et illustre aussi les mécanismes liés à la « surracumulation » du capital , à la surproduction de marchandises (toujours relative) qui en découle. » L’économiste Robert Rollinat, professeur à Paris X Nanterre, propose ici sa lecture de la crise.
Neuf des dix années les plus chaudes enregistrées par les météorologues ont pris place depuis l’année 2000. L’année 2011 en fait partie, et vient au neuvième rang des années les plus chaudes depuis 1880. Communiqué de la NASA
« Lorsque la force d’un Etat diminue, son désespoir augmente. Ses prises de positions deviennent plus agressives et la peur - plus que le calcul - guide ses actions. De nombreux signes indiquent que la République islamique est aujourd’hui dans cette situation. » Outre la désorientation d’un régime déstabilisé par les printemps arabes, Trita Parsi, président du National Iranian American Council, souligne la dangerosité de l’absence de canaux de discussions entre Téhéran et Washington, et de l’incompréhension mutuelle des deux protagonistes - qui inquiète également le Chef d’Etat-major US.
« Nous sommes face à une situation curieuse. L’opération terrestre contre l’Iran est improbable, et l’occupation du pays relève de la science-fiction. Les frappes aériennes massives seraient capables de saboter le potentiel industriel de la puissance perse, mais elles pourraient être insuffisantes pour régler définitivement la question nucléaire, » écrit l’expert Russe Konstantin Bogdanov, qui souligne par ailleurs les conséquences potentiellement catastrophiques d’une attaque américaine.
La vision d’Israël en tant que creuset d’une nouvelle identité est morte, écrit Uri Avnery : « Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique. » Il affirme que le ressentiment qu’entretiennent les derniers arrivants, d’abord Sépharades, puis Russes, contre les Ashkénazes qui forment l’essentiel de l’élite du pays, structure aujourd’hui la vie politique, et bloque les perspectives de paix.
Le nouveau rapport 2012 de Human Rights Watch dénonce la répression en Irak, les graves atteintes aux libertés d’expression et de réunion, et les intimidations, violences et détentions dont sont victimes les militants, les manifestants et les journalistes.
« L’UE, avec ses 495 millions d’habitants, reste à ce jour le plus vaste et le plus riche marché du monde. Face à la menace de rétorsions commerciales, elle a des arguments à faire valoir pour négocier les conditions auxquelles elle consent à acheter les produits et services du monde, » affirme Gaël Giraud, chercheur au CNRS.
Une étude de l’armée américaine met en évidence que la méfiance mutuelle, le mépris, confinant parfois à la haine, qui règnent en Afghanistan entre les forces locales et étrangères, sont l’une des principales raisons pour lesquelles les troupes afghanes retournent de plus en plus souvent leurs armes contre les soldats de l’OTAN.
La romancière Arundhati Roy voit dans le palais démesuré construit par l’homme le plus riche du pays, le symbole des maux qui gangrènent la société indienne : corruption généralisée, concentration des pouvoirs dans les mains de quelques grandes familles dont rien ne semble pouvoir contrôler la puissance, tandis que des centaines de millions de déshérités, parfois spoliés au bénéfice des grands groupes privés, continuent de subir une précarité extrême.
Vietnam, Irak, Afghanistan. Leslie H. Gelb, figure respectée des cercles diplomatiques de Washington rappelle les leçons chèrement apprises durant les dernières guerres américaines : « en dehors de ceux qui bénissent le son du canon où qu’il résonne, tout le monde entrevoyait rapidement la terrible vérité : les responsables gouvernementaux n’avaient que bien peu d’idées - voire aucune - sur ce qu’ils étaient en train de faire, sur ce qu’était réellement le pays envahi, ce qui pouvait ou non être accompli, et à quel coût. » Face à la récente poussée de fièvre guerrière contre l’Iran qui enflamme les Républicains, il réclame un débat public sur les enjeux et les risques d’une opération militaire dans le détroit d’Ormuz, et énumère les très nombreuses incertitudes qui pourraient provoquer une déflagration incontrôlable. --- L’Iran est l’une des frontières possibles où les lignes de failles de plus en plus larges qui séparent le vieux monde - l’occident - des émergents, pourraient déclencher un conflit majeur, faute d’avoir pris conscience que le rapport de force n’est plus celui de l’immédiat après guerre froide. Les faucons de Washington croient toujours que la puissance de feu américaine suffira, gesticulations et démonstration de force aidant, à intimider le reste du monde. Mais le monde a changé. Les émergents ont acquis depuis la crise financière provoquée par le « centre » une confiance renforcée dans leurs destins, une certitude croissante que leur futur nécessitera de moins en moins de transiger avec d’anciennes puissances qui prétendaient régenter les usages du monde, mais se sont révélés incompétentes, et pire encore, nuisibles. L’Iran, qui nous est présenté comme le nouveau « méchant » du jour, est à l’intersection de cette différence d’interprétation, de ces lignes de force géopolitiques. Pour les non alignés, il représente l’exemple type d’une souveraineté bafouée par un occident qui s’arroge le droit de lui interdire l’accès aux technologies qui sont gages d’indépendance - à la maitrise du nucléaire civil. Pour la Chine, c’est un fournisseur d’une énergie primaire dont la sécurisation est aujourd’hui un enjeu stratégique. La mécompréhension de l’occident de cette nouvelle réalité qui se dessine - sa non reconnaissance, pour cause de surestimation aveuglante de son pouvoir et de sa légitimité - est dangereuse. Des conflits catastrophiques peuvent naître fortuitement en raison d’erreurs d’évaluation des forces en présence. Mais il y a plus : venant surdéterminer ces lignes de tensions, Israël, la dernière aventure coloniale occidentale, jusqu’à aujourd’hui incapable d’assumer une résolution pacifique des antagonismes, certes difficilement surmontables, résultant de sa situation initiale, mais aussi aujourd’hui du poids accru des interprétations de plus en plus littérales de la promesse biblique - tient aujourd’hui sur l’échiquier moyen oriental la place d’une pièce aux mouvements erratiques. Renforçant d’autant la dangerosité du moment, contre toute nécessité réellement vitale. Contre Info.
« L’Union européenne est [...] une grande création innovatrice sans précédent, car c’est après l’apparition en Europe du premier Etat national et de la Commune de Paris, la troisième contribution que l’Europe apporte au monde entier en matière de création et d’innovation du système structurel. Comme n’importe quelle nouveauté, que ce soit l’Euro ou bien que ce soit la Zone euro, il lui faut sur le plan de l’innovation structurelle, un peu de temps pour parvenir à sa maturité en partant de zéro » A l’instar d’un Chou En Laï qui jugeait dit-on, un peu prématuré de se prononcer sur le succès de la Révolution Française de 1789, l’éditorialiste du Quotidien du Peuple estime qu’il faut laisser du temps à l’Europe pour corriger « les insuffisances, les failles et les défauts structurels qui existaient depuis le début de la conception de l’euro : l’établissement d’une union monétaire supranationale sans appui et soutien d’une politique budgétaire financière unifiée. » Mais l’épreuve devra-être surmontée, avertit-il, sans quoi « l’insuccès et l’échec de l’Euro seraient la débâcle de l’Union européenne qui disparaîtrait à jamais et serait alors un grand désastre pour le monde entier. »
« Bien que nos concurrents américain et chinois aient intérêt à la survie de la monnaie unique européenne, celle-ci est condamnée, tôt ou tard, à une explosion incontrôlable. C’est pourquoi, afin d’éviter ce désastre, les signataires de ce texte proposent qu’une concertation européenne soit engagée en vue d’aboutir au démontage nécessaire de l’euro. » Les douze économistes signataires, parmi lesquels Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir et Jean-Claude Werrebrouck, estimant que « l’obstination des gouvernants à foncer, à marche forcée, dans l’impasse de l’euro ne peut conduire qu’à une aggravation générale de la situation économique en Europe. », proposent ici un plan de sortie de l’euro.
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2012 : Les besoins de financement de l’Italie et de l’Espagne
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La Grèce s’enfonce dans la dépression
Eurozone : la courroie de transmission monétaire n’embraye plus
M3-M2
La chute du multiplicateur monétaire
Commentaire SocGen : Graph 2 shows that the money multiplier has collapsed. Indeed, using the weekly ECB data from 23 December, base money has increased by 46% over the past year, when broad money supply has grown by just 2% (with the counterparts of M3, loans to the private (...)
Le Marché Commun du Sud, ou Mercosur, qui rassemble l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay, le Brésil et le Venezuela, vient de décider de mesures de protection de son marché intérieur contre les importations à bas prix en provenance de la Chine et de la zone dollar. C’est une preuve, affirme Jean-Luc Mélenchon qu’il est possible de « relancer les économies nationales, de lutter contre le chômage et de protéger l’environnement en relocalisant les productions. »
Le chroniqueur économique du Telegraph lance une nouvelle alerte sur la plongée vertigineuse de la masse monétaire italienne, qui s’est accélérée depuis l’automne, et traduit la contraction d’activité imposée par des politiques de rigueur suicidaires en temps de récession. Des économies aussi dissemblables que l’Allemagne et l’Italie ne peuvent plus relever de la même politique monétaire, avertit Evans-Prichard.
« La santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » s’interrogeait Laurence Parisot, emboitant le pas à Denis Kessler pour qui le monde se diviserait entre patrons « riscophiles » et salariés « riscophobes ». Avec à la clé la justification de rémunérations stratosphériques pour ceux qui auraient fait, au péril d’eux même, le choix d’affronter le danger. Loin de ces propos d’estrade, la réalité économique est fort différente, nous rappelle Robert Reich, à partir de l’exemple américain. Pour les uns, des salaires et primes de départ mirobolants, venant couronner des échecs insignes, pour les autres une incertitude du lendemain et une précarité toujours croissantes.
« [l’]incapacité des pays européens à trouver des solutions viables n’est pas une nouveauté. La gestion de la crise, depuis l’automne 2009, a été en effet marquée par des solutions partielles et temporaires, des bricolages ad-hoc et des effets d’annonce de dégonflant rapidement. Avec une constance digne d’une meilleure cause on a toujours refusé de prendre au sérieux cette crise et de lui apporter les solutions qui s’imposent, soit une avancée vers le fédéralisme européen soit une dissolution ordonnée de la zone euro, » écrit Jacques Sapir, qui avertit que les échéances ne pourrant plus être repoussées bien longtemps.
En Janvier 1944, FDR affirme la nécessité d’une seconde Déclaration des Droits, qui vienne compléter sur le plan économique et social la « Bill of Rights » qui définit les droits fondamentaux du peuple américain. Plus de soixante ans après cet appel, son message reste entier. Renoncer à cette tâche, c’est renoncer à l’idée même d’un projet de civilisation.
SOPA Strike
Wikipedia :
Why is Wikipedia blacked-out ?
Wikipedia is protesting against SOPA and PIPA by blacking out the English Wikipedia for 24 hours, beginning at midnight January 18, Eastern Time. Readers who come to English Wikipedia during the blackout will not be able to read the encyclopedia. Instead, you will see messages intended to raise awareness about SOPA and PIPA, encouraging you to share your views with your representatives, and with each other on social media.
What are (...)
L’ouvrage « le Nouvel ordre écologique », publié par Luc Ferry en 1992, a eu pour principal effet de geler les tentatives de penser autrement, en frappant de suspicion en France toute réflexion sur la nature qui s’écarterait de son interprétation de l’humanisme, écrit la journaliste Elisabeth Schneiter.
Homme de mémoire longue, Helmut Schmidt a délivré au Congrès du SPD en décembre dernier sa vision historique de l’Europe, de son futur, et du rôle de l’Allemagne. Dans un monde où le poids relatif de chaque nation européenne ne sera bientôt plus mesuré en pourcents mais en millièmes, l’intégration est une nécessité absolue, juge-t-il, si l’on veut éviter une marginalisation non seulement du rôle géopolitique des nations européennes mais aussi des idéaux qu’elles portent. Intégration qui selon lui doit également arrimer la puissance Allemande au continent, non pas en raison d’une conception idéaliste de l’Europe, mais d’une vision géostratégique où cet ancrage constitue une garantie contre le retour de dissensions internes dont tous - à commencer par l’Allemagne - sortiraient affaiblis.
« Un jour de mai 2010, le Fond Monétaire International, l’œil de l’Union Européenne et la Banque centrale Européenne ont fait irruption dans notre vie quotidienne. La Troïka et les "Troïkans" modifient nos existences et nos comportements. Il y a un avant et un après. Comme lors d’une entrée en guerre ou d’une occupation. Un vent mauvais, un poison ambiant, une mise à mort de nos petites et grandes habitudes une mutation collective rapide, suspendue à la perte de nos repères. Désormais on plonge, y compris dans les quartiers chics ... dans les poubelles » écrit l’anthropologue Grigoriou Panagiotis qui tient la chronique ordinaire de l’agonie d’une société sacrifiée au nom des règles comptables.
Justifiant la révision de la note française, l’agence Standard & Poor’s met en avant l’insuffisance de l’accord européen du 9 décembre, « fondé uniquement sur une compréhension partielle des causes de la crise, » ne fournissant pas suffisamment d’outils pour venir en aide aux Etats en difficulté, et ne se préoccupant que de rigueur budgétaire renforcée, sans aborder les questions de fond que sont les « déséquilibres extérieurs croissants, et [les] divergences de compétitivité entre le noyau de la zone euro et ... la périphérie ». Cette politique hémiplégique, juge S&P, « reposant seulement sur le pilier de l’austérité budgétaire » risque d’enclencher un processus « auto-destructeur », de réduction de la demande entrainant une baisse des rentrées fiscales. Bien évidemment, concernant la France, S&P n’imagine pas d’autres moteurs de croissance que la « flexibilisation » du marché du travail et des « réformes structurelles », pénitences rituelles, désormais censées répondre à tous nos maux, comme la saignée d’antan.
Dans cette présentation des principes de la finance fonctionnelle développée par Abba Lerner, l’économiste post-keynésien Randall Wray, citant le prix Nobel d’économie Paul Samuelson, rappelle que celui-ci assimilait à une « religion », une « superstition » l’idée qu’un gouvernement utilisant sa propre monnaie doive équilibrer son budget. Selon Samuelson ce mythe était nécessaire pour « effrayer la population afin qu’elle se comporte de la manière souhaitée, » et permettre ainsi d’éviter que les électeurs n’exigent de leurs gouvernants trop de dépenses. Ce faisant, poursuit Wray, « l’idée que l’équilibre budgétaire soit souhaitable n’a rien à voir avec « la capacité de financement » et les analogies entre le budget du ménage et un budget du gouvernement ne sont pas fondées. En réalité, s’il est nécessaire de limiter les dépenses du gouvernement grâce à un « mythe », c’est précisément parce qu’il n’est pas réellement confronté à une contrainte budgétaire. »
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