Apres avoir donné le feu vert à une semaine supplémentaire pour la destruction du Liban - terreur exercée à l’encontre de ses civils - l’administration américaine nous propose aujourd’hui son interprétation des souffrances endurées.
Selon Condoleeza Rice, les bombardements qui détruisent ce pays et martyrisent son peuple relèvent des « douleurs del’accouchement ».
Ce disant, Mme Rice rejoint aujourd’hui la cohorte des penseurs qui voient dans l’exercice de la brutalité la réalisation d’un projet supérieur, indifférent aux précautionneuses contraintes morales qui enjoignent d’épargner la vie.
En affirmant la role fondateur de la violence dans l’accomplissemnt de notre destin, elle nous renvoie aux heures les plus sombres de l’aventure humaine, où la relation à l’autre avait avant tout le gout du sang.
Reste la dimension orwelienne de cette parole.
La mort donne la vie.
La mort est une promesse.
Et, puisque le hasard des commérations nous y invite :
Viva la Muerte.

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