Contre Info · info
Les infos absentes des prompteurs de JT  
A LA UNE

 3 juillet 2008  10:06

La spirale baissière de la finance a été un temps interrompue par l’opération de sauvetage de Bear Sterns organisée par la Fed. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Aujoud’hui c’est l’économie réelle qui décroche peu à peu sur tous les fronts, de l’immobilier aux constructeurs automobiles, et les mouvements de panique ne sont pas à exclure.   Lire.... »
 

 2 juillet 2008  16:25

« Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas un ralentissement habituel dans un cycle économique classique. Il s’agit d’un carrefour, qui est perçu comme tel, dans le progrès humain qui contraint à un changement majeur de direction. » Par Rajendra Pachauri, Président du GIEC.   Lire.... »
BREVES
 
ACTUALITE
Changement climatique : « On nage ou on coule ensemble » - rencontre avec Rajendra K. Pachauri
En 2007, le prix Nobel de la paix a été attribué à Rajendra K. Pachauri et Al Gore pour leurs actions liées au changement climatique. M. Pachauri, président du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, était, ce mercredi 26 mars, en visite au Parlement européen. C’est en citant Gandhi : « Soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde » qu’il invite l’Europe à combattre le réchauffement climatique. Rencontre.
Sauver l’économie ou la planète ? par George Monbiot (VO)
Monbiot craint que les mesures d’urgence rendues nécessaires par la fièvre inflationniste sur l’énergie ne fassent passer au second plan la lutte contre le réchauffement. Pourtant, le pic pétrolier tout comme l’objectif de réduction des émissions devraient conduire à mettre l’accent sur l’abandon des combustiles fossiles. A la suite de Mark Lynas, il reprend à son compte la proposition d’Oliver Tickell, qui suggère une taxation globale non pas des émissions, mais en amont de l’extraction et du raffinage, dont les revenus viendraient en aide aux nations défavorisées et financeraient l’investissement dans les nouvelles technologies.
Mark Lynas : vers un inévitable chaos climatique
Mark Lynas et plusieurs spécialistes du climat ont élaboré 3 scénarios prospectifs, prenant pour hypothèses différentes modalités d’action de la communauté internationale visant à réduire les émissions de carbone. Réalisée sous l’égide d’un think tank dont la vocation est de promouvoir le marché, il ne faut sans doute pas s’étonner que cette étude mette en avant une solution basée sur une bourse des droits à polluer. Mais à la différence de Kyoto, au lieu de monétiser des droits d’émissions de carbone, la méthode proposée consiste à instaurer un plafonnement et des droits en amont, portant sur l’extraction et la vente des combustibles fossiles. Un pic réglementaire, en quelque sorte. La mauvaise nouvelle, c’est que quelle que soit la méthode adoptée, les objectifs actuels ne sont pas tenables. Selon les scénarios, le réchauffement atteindrait de 2,9 à 4,8°, largement au delà des 2° considérés jusqu’à présent comme la limite à ne pas dépasser.
Le choix de Ben, par Ambrose Evans-Pritchard
Après la Royal Bank of Scotland, c’est au tour de la Barclays de publier un avis de gros temps et de conseiller le repli aux abris tant qu’il en est encore temps. En sauvant le système bancaire, la Fed a accepté de laisser déraper le dollar. Mais le retour de boomerang a dépassé toutes les prévisions et a provoqué la fuite vers les valeurs refuges, dont le pétrole et les matières premières - déjà sous tension - enclenchant un mécanisme inflationniste qui du même coup provoque la peur et justifie rationnellement celle-ci. Aujourd’hui la Fed est prise au piège de forces mondiales qui la dépassent. Si elle choisit la neutralité en ne relevant pas les taux comme l’attendent des marchés horrifiés par la crainte des anticipations de l’inflation - qui signeraient l’arrêt de mort de la rente - l’économie américaine sera crucifiée par l’abandon des capitaux cherchant la sécurité et par l’inflation importée de la zone dollar. Mais si elle les relève, l’activité déjà anémiée par l’éclatement de la bulle et la thrombose du crédit pourrait caler, au risque de la déflation qui la guette au coin du bois. L’impossible choix de Ben, analysé par Evans-Pritchard.
Mike Davis : adieu à l’Holocène (I/II)
La vénérable société savante des Géologues Britanniques a proclamé dans l’indifférence générale la fin du monde tel que nous l’avons connu. L’époque de l’Holocène, débutée voici plus de 10 000 ans, s’est selon eux achevée pour laisser place à l’Anthropocène, nouvelle période ou l’empreinte humaine surdétermine l’ensemble des mécanismes naturels. Les bouleversements de l’écosystème terrestre sont d’une telle ampleur que l’évolution sur la planète prend un virage décisif, lourd de conséquences. Quelles sont nos chances de maîtriser ce processus ? les « mécanismes de correction » que la hausse des prix de l’énergie devrait induire joueront-ils le rôle que les scénarios du GIEC leur ont assigné ? L’état des lieux que dresse aujourd’hui Mike Davis ne laisse que peu de place pour l’optimisme.
Bourses : Wall Street trébuche, par Paul Jorion
Depuis août dernier, quand la crise des subprimes a débouché sur un tarissement du crédit à l’échelle mondiale, la bourse a servi de refuge pour les fonds fuyant les zones de combat. Mais nul ne se faisait d’illusion : le moment viendrait où elle serait rattrapée et subirait elle aussi les bombardements. Chacun se dit aujourd’hui que ce moment est arrivé.
Quelle recherche scientifique pour la France ?
« Le gouvernement français veut aujourd’hui fusionner deux institutions longtemps négligées, les universités et les centres de recherche - tous deux devraient bientôt être autofinancés. Les universités en effet devraient obtenir d’ici quelques mois l’autonomie et se financer en grande partie par des fonds privés via des fondations universitaires créées par elles-mêmes. La recherche devrait aussi être sponsorisée par des financements privés, comme les sociétés d’assurance et les consortiums du secteur énergétique. On fait même entrevoir aux doctorants qu’ils devront financer dorénavant leur thèse de cette façon. » Les réformes Pécresse vues d’Allemagne, par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
James Hansen : les seuils de basculement du climat se rapprochent (VO)
Dans le combat à mener contre le réchauffement climatique, les responsables politiques ont perdu 20 ans déplore Hansen. Désormais il est grand temps de passer à l’action, dit-il, car dans un futur proche seront dépassés des seuils au delà desquels les changements climatiques deviendront incontrôlables. Il accuse les dirigeants de l’industrie pétrolière de tenter de retarder la prise de conscience du danger en finançant les sceptiques du réchauffement pour instiller le doute et il estime qu’ils devraient pour cela être traînés devant les tribunaux. Hansen propose un catalogue de mesures permettant la reconversion aux énergies non fossiles, allant d’un moratoire sur les centrales électriques à charbon à l’instauration d’une forte taxe carbone dont les revenus seraient redistribués.
Au commencement étaient les déficits US, par Martin Wolf
« Ce que à quoi nous assistons est donc le début d’une inflation mondiale. Et la Banque Centrale disposant de la plus grande influence sur la politique monétaire mondiale doit faire face à la situation née de l’éclatement de la bulle du crédit. Situation aggravée par la montée en flèche des prix de l’énergie qui résultent de la forte croissance de l’économie mondiale. » Le diagnostic peut varier, tout comme le détail du schéma explicatif, mais nombreux sont les économistes qui identifient les déficits US comme la cause première et profonde des désordres économiques et financiers mondiaux auquels nous assistons, et qui sont maintenant accompagnés par la menace d’une inflation mondiale galopante. Analyse de Martin Wolf.
Développement durable et pragmatisme, par Paul Jorion
« Quand, pour faire court, nous évoquons la nécessité de sortir du développement et de la croissance, c’est d’un rejet de l’imaginaire de la société de croissance et de la religion du développement économique illimité qu’il s’agit, » écrit Serge Latouche, partisan de l’« a-croissance » et critique du concept de développement durable défendu par Paul Jorion qui se revendique d’une approche pragmatique. Débat.
Radar 1er juillet 2008 : lignes rouges
Mise à jour : 2008-07-02 10:52:31

Hersh : les USA préparent le champ de bataille iranien

The Bush Administration steps up its secret moves against Iran

Late last year, Congress agreed to a request from President Bush to fund a major escalation of covert operations against Iran, according to current and former military, intelligence, and congressional sources. These operations, for which the President sought up to four hundred million dollars, were described in a Presidential Finding signed by Bush, and are designed to destabilize the country’s religious leadership. The covert activities involve support of the minority Ahwazi Arab and Baluchi groups and other dissident organizations. They also include gathering intelligence about Iran’s suspected nuclear-weapons program.

Les forces spéciales US mènent des opérations clandestines en Iran et soutiennent les mouvements séparatistes ou menant une lutte armée contre le régime, dont le PJAK, aile iranienne du PKK, les Moujahiddines du Peuple, et le Jundallah, responsable d’attentats à la bombe sur le territoire iranien, ainsi que des groupes sunnites fondamentalistes proches d’AL Qaida...

Parmi les objectifs de ces tentatives de déstabilisation, Hersh fait état de préparations d’assassinats ciblés.

Ces missions secrètes, menées par les forces spéciales qui dépendent du chef de l’état directement, échappent au contrôle et au droit de regard sont disposent les parlementaires US sur les opérations menées par la CIA.

Comme toujours, le personnage clé de cette guerre secrète s’appelle Dick Cheney :

[Representative] Obey declined to comment on the specifics of the operations in Iran, but he did tell me that the White House reneged on its promise to consult more fully with Congress. He said, “I suspect there’s something going on, but I don’t know what to believe. Cheney has always wanted to go after Iran, and if he had more time he’d find a way to do it. We still don’t get enough information from the agencies, and I have very little confidence that they give us information on the edge.”(...)

“The Special Ops guys are pissed off because Cheney’s office set up priorities for categories of targets, and now he’s getting impatient and applying pressure for results. But it takes a long time to get the right guys in place.”(...)

The former official said that, a few weeks later, a meeting took place in the Vice-President’s office. “The subject was how to create a casus belli between Tehran and Washington,” he said.

Les deux lignes rouges d’Israël

A senior defense official told ABC News there is an "increasing likelihood" that Israel will carry out such an attack.

The official identified two "red lines" that could trigger an Israeli offensive. The first is tied to when Iran’s Natanz nuclear facility produces enough highly enriched uranium to make a nuclear weapon. According to the latest U.S. and Israeli intelligence assessments, that is likely to happen sometime in 2009, and could happen by the end of this year.

The second red line is connected to when Iran acquires the SA-20 air defense system it is buying from Russia. The Israelis may want to strike before that system — which would make an attack much more difficult — is put in place.

Pétrole vs Wall Stret

(PNG)

Détérioration du crédit à la consommation US

"The deterioration in credit cards is accelerating faster than many had expected," said Christopher Wolfe, an analyst at Fitch and one of the authors of the report published Friday. "The message we are trying to deliver is that things are going to get worse before they get better. Thus far, credit card businesses have been profitable but that could change."

Fitch analysts are expecting an increase in prime charge-off rates - or losses from defaults on card payments as a percentage of loans outstanding - to at least 7% by the end of the year from 6.4% in May.

L’endettement des Britanniques atteint des sommets

Families in the UK now owe a record 173pc of their incomes in debts, official figures have shown. The ratio of debt to income is higher than any other country in the Group of Seven leading industrialised economies, and is sharply higher than the 129pc of incomes it was five years ago.

Vanity Fair : Qui a tué Bear Sterns ?

At Phi Kappa Wall Street, most of the frat boys are instantly recognizable. There’s the big, backslapping Irishman, Merrill Lynch, the humorless grind, Goldman Sachs, and the straitlaced rich kid, Morgan Stanley. And then, off in the corner, wearing its beat-up leather jacket and nursing a cigarette, was the tough-guy loner, scrawny Bear Stearns, who disdained secret handshakes and towel snapping in favor of an extended middle finger toward pretty much everyone. Bear was bridge-and-tunnel and proud of it. Since the days when the Goldmans and Morgans cared mostly about hiring young men from the best families and schools, “the Bear,” as old-timers still call it, cared about one thing and one thing only : making money. Brooklyn, Queens, or Poughkeepsie ; City College, Hofstra, or Ohio State ; Jew or Gentile-it didn’t matter where you came from ; if you could make money on the trading floor, Bear Stearns was the place for you. Its longtime chairman Alan “Ace” Greenberg even coined a name for his motley hires : P.S.D.’s, for poor, smart, and a deep desire to get rich.

Lawrence Summers : moment dangereux

It is quite possible that we are now at the most dangerous moment since the American financial crisis began last August. Staggering increases in the prices of oil and other commodities have brought American consumer confidence to new lows and raised serious concerns about inflation, thereby limiting the capacity of monetary policy to respond to a financial sector which - judging by equity values - is at its weakest point since the crisis began. With housing values still falling and growing evidence that problems are spreading to the construction and consumer credit sectors, there is a possibility that a faltering economy damages the financial system, which weakens the economy further.

Shanghai : la fête est finie

(JPG) The Shanghai SSE composite index is off another 1.9% tonight (most recent quote), and is now below 2700 for the first time since early 2007. The index is off 54% from the peak.

La BRI très pessimiste met en garde contre le risque de déflation

The global economy may be close to a "tipping point" that could see it enter a slowdown so severe that it transforms the current period of rising inflation into a period of falling prices, the Bank for International Settlements said Monday.

In its annual report, the central bank for central banks said the impact of rising food and energy prices on consumers’ incomes, combined with heavy household debts and a pullback in bank lending, may lead to a slowdown in global growth that "could prove to be much greater and longer-lasting than would be required to keep inflation under control."

"Over time, this could potentially even lead to deflation," it said.

Les ventes de Chrysler s’effondrent de 36% en juin

The U.S. auto industry’s slide grew worse in June as it reached the midpoint of a dismal year marked by collapsing demand for trucks and sport-utility vehicles.

But late-month incentives helped keep General Motors Corp.’s decline in June sales to 18% drop, better than the 21% drop at Toyota Motor Corp., 28% slide at Ford Motor Co. and 36% plunge at Chrysler LLC. GM’s results, well above most expectations, boosted its battered stock.

Radar 24 juin 2008 : le blocus de l’Iran demandé par Olmert en passe d’être adopté par le Congrès US
Mise à jour : 2008-06-24 16:44:53

Une demande de blocus de l’Iran pourrait être votée par le Congrès la semaine prochaine

(JPG)
Nancy Pelosi et Ehud Barak

Déposée il y a moins d’un mois, la résolution 362, surnomée la Résolution de la guerre contre l’Iran, pourrait être soumise au vote de la chambre des réprésentants la semaine prochaine.

Ce texte est fortement soutenu par l’AIPAC, qui demande à ses membres de presser les élus du Congrès de l’adopter. Au Sénat, une résolution similaire, portant le n°  580, introduite le 2 juin est aujourd’hui défendue par 19 sénateurs.

la résolution de la chambre demande au président « d’initier un effort international pour accroitre rapidement et fortement les pressions diplomatiques, politiques et économiques contre l’Iran pour qu’il suspende de façon vérifiable son programme d’enrichissement. »

Elle réclame que soient prises des mesures d’ « interdiction des exportations iraniennes des produits pétroliers raffinés ; la conduite d’inspections vigoureuses de tous les individus, véhicules, aéronefs, navires, trains et chargements en provenance ou à destination de l’Iran. »

les élus exigent également que soit mis fin à tout déplacement à l’étanger des officiels iraniens non impliqués dans le processus de négociation sur le dossier nucléaire.

La résolution 382 est désormais appuyée par 170 co-signataires, soit 40% des élus de la chambre. Elle devrait recueillir une majorité des 2/3 des voix.

En mai dernier, Ehud Olmert avait suggéré à Nancy Pelosi, en visite en Israël, que les USA imposent un blocus naval contre l’Iran.

Haaretz : "The present economic sanctions on Iran have exhausted themselves," Olmert told Pelosi, adding that the international community needed to take much more drastic steps to stop Iran’s efforts to obtain nuclear weapons. Olmert also said there was a great deal of space between the present sanctions and military action. Aggressive action could be taken that was not violent, Olmert told Pelosi.

Olmert’s suggestions mainly involved continued efforts to isolate the Iranian regime. Olmert proposed two possible courses of action : first, a naval blockade of Iran using the U.S. fleet to limit the movement in and out of Iran of its merchant ships.

The second option Olmert proposed was to place limitations on Iranian aircraft, business people and senior members of the regime at airports throughout the world. "Iranian businesspeople who would not be able to land anywhere in the world would pressure the regime," Olmert said.

Nous écrivions à l’époque qu’« Olmert ne peut méconnaitre la portée symbolique d’une telle mesure. En 1967, c’est à la suite du blocus du Golfe d’Akaba décidé par l’Egypte, qu’Israël a déclenché la guerre des six jours ».

On ne peut être que stupéfait par la docilité - et l’inconscience - dont font preuve les élus américains en reprenant à leur compte cette proposition israélienne qui équivaut à une déclaration de guerre.

Bolton : Israël pourrait attaquer l’Iran entre l’élection et la prise de fonction du nouveau président US

John Bolton, néoconservateur, ancien ambassadeur US auprès de l’ONU

Je pense que s’ils font quelque chose, la période la plus vraisemblable se situe après les élections et avant la prise de fonction du prochain président.

Je ne crois pas qu’ils agissent avant les élections, car ils ne veulent pas les perturber. Ils doivent évaluer la l’éventualité d’agir avant la fin du mandat Bush, ou d’attendre son successeur.

El Baradei : une attaque contre l’Iran embraserait le Moyen Orient

El Baradei :

A mon avis, une frappe sertait le pire... elle transformetait le Moyen Orient en brasier.

Le directeur de l’AIEA juge qu’une attaque contre l’Iran inciterait Téhéran a vouloir obtenir la bombe nucléaire.

Il a également indiqué qu’il présenterait sa démission en cas d’attaque contre l’Iran.

Les experts militaires US doutent des capacités de l’aviation israélienne

Responsables militaires et experts américains doutent que l’aviation israélienne ait la capacité de détruire le programme nucléaire iranien.

« Une centaine d’avions sont suffisant pour un raid, mais pas pour mener une campagne aérienne, alors que c’est ce qui est nécessaire pour s’en prendre aux installations iraniennes. » Les militaires américains estiment que la destruction du programme iranien nécessiterait d’attaquer un millier de cibles, alors que les forces israéliennes ne pourrait en bombarder qu’une centaine.

Général Allemand : besoin urgent de 6000 hommes en Afghanistan

Le général Egon Ramms a déclaré sur une radio allemande que l’Alliance Atlantique aurait à en subir les conséquences si elle ne renforçait pas le corps expéditionnaire en Afghanistan.

Nous parlons de 5000 ou 6000 soldats. Nous avons besoin de ces hommes aujourd’hui, très vite, car nous devons tenir certaines zones, nous devons gagner les citoyens Afghans [à notre cause].

L’OTAN déploie aujourd’hui 60 000 hommes en Afghanistan.

Les militaires Pakistanais aident les Talibans

The Observer : Le corps des Gardes Frontières du Pakistan a été largement infiltré et est influencé par les Talibans, se joint parfois à eux pour lancer des attaques contre les forces de l’OTAN.

Les responsables de l’OTAN constatent une augmentation notable des incidents frontaliers avec le Pakistan. Des documents américains font état d’une participation directe du corps des Gardes Frontières lors d’attaques contre l’Armée Afghane et les forces de la coalition.

Certaines de ces opérations sont lancées à proximité des postes des Gardes Frontières et leur coopération avec les Talibans apparaît évidente.

Des obus tirés depuis le Pakistan atteignent une base de l’Armée Afghane

Des obus d’artillerie tirés depuis le Pakistan ont touché une base de l’Armée Afghane, proche d’une base de l’OTAN, le samedi 21 juin, entraînant la riposte des forces de la coalition.

Les Britanniques ont des preuves du soutien de l’Iran aux Talibans

Les Forces Spéciales Britanniques opérant sur la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan ont découvert des preuves que Téhéran soutient activement les insurgés qui combattent les troupes Anglaises.

Selon le Guardian, les Britanniques détiennent les preuves que l’Iran fournit au Talibans des "explosifs perforants", ou EFP, capables de transpercer un blindage, qui sont utilisés contre la coalition.

Emissions de CO2, l’ampleur du problème

Nicolas Kristof rend compte d’une étude publiée par Nature :

« Si les américains parvenaient à réduire brutalement de 25% leurs émissions dues à l’automobile grâce à une taxation, en seulement 9 mois l’augmentation des émissions de la Chine aurait annulé le gain effectué ».

Reprenant les conclusions de l’étude, Kristof insiste sur le fait que les mesures cosmétiques et partielles ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il faut procéder à une reconversion massive et investir dans les technologies de l’énergie.

Les USA n’en prennent pas le chemin. Depuis 1975 le budget alloué à la recherche dans le domaine a diminué de moitié, alors que ceux de la reherche militaire sont 20 fois supérieurs.

Dangerous Assomptions(pdf) , Roger Pielke Jr, Tom Wigley and Christopher Green.

The technological challenge has been seriously underestimated by the IPCC.

The IPCC implicitly assumes that the bulk of the challenge of reducing future emissions will occur in the absence of climate policies. We believe that these assumptions are optimistic at best and unachievable at worst, potentially seriously underestimating the scale of the technological challenge associated with stabilizing greenhouse-gas concentrations.

La BCE, « poubelle » de dernier ressort ?

The Economist attire l’attention sur la quantité d’actifs illiquides gagés par les banques en contrepartie des liquidités fournies par la BCE.

Les actifs dont les banques se débarassent à la BCE semblent peu recyclables. Sur les 208 milliards de titres adossés aux emprunts immobiliers créés par les banques européennes, seuls 5,8 milliards ont été acquis par des investisseurs, et tout le reste a été déposé à la BCE.

16% des collatéraux des prêts accordés à la BCE sont de ce type.

Si les banques connaissent des difficultés, la BCE, et in fine les contribuables européens, pourraient se retrouver détenteurs de « déchets toxiques », observe The Economist.

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