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A LA UNE

 27 juin 2009  14:16

« Des actions internet à la hausse du pétrole, Goldman Sachs a organisé toutes les grandes manipulations des marchés depuis la Grande Dépression et s’apprête à recommencer, » écrit Matt Taibbi dans le magazine Rolling Stone. Cette banque qui symbolise à elle-seule l’emprise de Wall Street sur la société et la vie politique américaine est une gigantesque machine extrêmement sophistiquée, dit-il, qui a largement concouru à diriger la richesse utile accumulée par la société vers une série de bulles spéculatives dont elle a favorisé l’apparition et qui ont provoqué la ruine de millions de foyers américains, au seul profit de quelques investisseurs fortunés.   Lire.... »
 

 27 juin 2009  14:16

« Des actions internet à la hausse du pétrole, Goldman Sachs a organisé toutes les grandes manipulations des marchés depuis la Grande Dépression et s’apprête à recommencer, » écrit Matt Taibbi dans le magazine Rolling Stone. Dans cette deuxième partie, il aborde le rôle de l’établissement dans la spéculation pétrolière et la mise en place du plan Paulson de sauvetage des banques.   Lire.... »
BREVES
 29/06 ................................
 26/06 ................................
 25/06 ................................
 24/06 ................................
 
ACTUALITE
Analyse : les fondements des luttes de pouvoir en Iran
La lutte au sommet dans les cercles dirigeants iraniens oppose deux factions ayant des conceptions radicalement différentes de la République Islamique, selon Muhammad Sahimi. D’un côté, les héritiers de Khomeiny, défenseurs d’une théocratie constitutionnelle, et de l’autre, appuyés par les Gardiens de la Révolution, des fondamentalistes que Khatami qualifie de « traditionalistes à la pensée courte, restés à l’âge de pierre. » Pour ces disciples de l’ayatollah Mesbah Yazdi, « peu importe ce que les gens pensent. Ce sont des moutons ignorants ».
Afrique : trop chers, les produits alimentaires restent dans les rayons
Les Africains des régions urbaines sont de plus en plus nombreux à rencontrer des difficultés grandissantes à se nourrir, a averti la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). « Certains pays d’Afrique sont toujours aux prises avec la crise et les pénuries alimentaires », selon Adam Elhiraika, économiste au sein de la CEA. « On voit qu’il y a [une] crise lorsqu’on n’a pas assez de revenus pour acheter les vivres dont on a besoin ».
Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil
Ali Ziri, retraité algérien, est décédé le 9 juin durant une interpellation par la police, à la suite d’un contrôle d’identité qui a dégénéré. Selon un témoin, M. Ziri aurait été menotté et frappé par les policiers. Transporté à l’hôpital d’Argenteuil pour une prise de sang, les médecins ont constaté son décès à son arrivée.
Iran : mouvement populaire et lutte de pouvoirs, par Pepe Escobar
Comment va évoluer la crise iranienne ? Le mouvement populaire qui s’est manifesté dans la rue au lendemain de l’élection paraît s’étioler sous les coups de la répression des miliciens, mais le Grand Ayatollah Montazeri, qui vient d’appeler à trois jours de deuil à partir de mercredi, pourrait lui indiquer une autre voie, celle de la grève et de la désobéissance civile, telles qu’elles avaient été pratiquées à l’époque du Shah. Dans le même temps, à Qom, Rafsandjani - l’homme clé de la situation - est à la manoeuvre en coulisses et tente de rassembler une opposition à la faction réunissant Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution. Si l’issue de ces luttes au sommet et dans la rue reste incertaine, l’embarras d’un pouvoir fragilisé est palpable. Rappelons que Ali Larijani, le président du parlement iranien, qui fait partie du camp conservateur, a lui même admis dimanche sur la chaîne de télévision d’Etat qu’ « une majorité de gens sont d’opinion que les résultats réels de l’élection sont différents de ce qui a été annoncé officiellement. » Pepe Escobar, grand reporter à Asia Times, propose ici sa lecture des derniers développements.
Elections iraniennes : une analyse des résultats officiels (VO)
Une équipe d’universitaires britanniques a analysé les chiffres détaillés des résultats électoraux publiés par le ministère de l’intérieur iranien. Ils constatent que pour arriver aux 24 millions de suffrages attribués à Ahmadinejad dès le 1er tour, il faut additionner aux voix de l’ensemble du camp conservateur non seulement celles des modérés mais aussi la totalité des abstentionnistes de 2005 et dans certaines régions jusqu’à 44% des suffrages des électeurs réformistes. Ils remarquent par ailleurs que l’idée d’une victoire qui aurait été acquise grâce au soutien traditionnel des zones rurales ne tient pas. Ces provinces, peuplées de minorités ethniques, se sont régulièrement opposées aux candidats conservateurs, notent-ils et le vote conservateur paysan est un mythe, affirment-ils. Les bons résultats enregistrés par Ahmadinejad dans ces régions en 2009 sont « hautement invraisemblables » jugent-ils.
Une crise née de la déflation salariale, par Michel Rogalski
L’économiste Michel Rogalski constate « la faillite d’un mode de croissance et d’un mode d’accumulation : endetter les gens après les avoir appauvris. » Pour lui, « l’économie d’endettement mise en place depuis 25 ans », rendue nécessaire pour compenser la déflation salariale née de la mise en concurrence mondiale, a mis fin au « compromis implicite qui régnait sur un territoire donné entre travail et capital et qui faisait en sorte que la grosse firme puisse écouler la marchandise produite auprès de consommateurs disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. »
Témoignage : l’Iran de l’espoir à l’incrédulité puis la colère (VO)
« Le jour des élections, de bureau de vote en bureau de vote, tout le monde ressentait la même chose : le changement. Beaucoup étaient venus voter pour la première fois dans leur vie, parce qu’il croyaient vraiment dans ce changement. Après avoir visité plus d’une douzaine de bureaux de vote à travers la ville, j’ai été convaincu que Moussavi allait gagner au premier tour. L’enthousiasme qui emplissait l’atmosphère était incroyable. Les files d’attentes duraient par endroit quatre ou cinq heures, sous le chaud soleil, mais presque tout le monde avait un sourire sur le visage, heureux de prendre part à quelque chose d’historique. » Amir, blogueur iranien signalé par Juan Cole, témoigne de la vivacité des débats durant la campagne électorale, de l’immense espoir qui s’est levé, et du sentiment de révolte devant un résultat jugé invraisemblable. L’opposition aurait sûrement accepté une défaite à la loyale. Mais la force des manifestations spontanées qui se sont déroulées en Iran ces derniers jours, malgré les risques et la répression, ne laisse guère de doute : le sentiment général est celui d’une élection volée.
Michael Hudson : il faut annuler les dettes et non pas renflouer les créanciers
Les Etats ont engagé des milliards pour soutenir les établissements financiers, à concurrence de la dévalorisation des créances qu’ils ont en portefeuille. Mise en oeuvre dans l’urgence afin de préserver la fonction monétaire et le système du crédit, qui sont portés par les établissements privés, cette politique a pour résultat de renflouer non seulement les banques, mais aussi leurs actionnaires et leurs créanciers, en subventionnant artificiellement un papier surévalué, confondant ainsi le véhicule avec son chargement. A l’autre bout de la chaîne, les emprunteurs sont condamnés à rembourser des montants largement supérieurs à la valeur des biens acquis. Personne ne remet en cause cette mécanique adoptée au nom de la sacro-sainteté des contrats. Elle aboutit pourtant à minimiser les pertes des créanciers tout en maximisant celle des emprunteurs, qui ne bénéficient eux d’aucune remise de peine, sauf à se déclarer en faillite, perdant ainsi leur logement et se voyant du même coup interdire l’accès au crédit durant cinq ans. Pourtant, le « bon tour » qu’a joué Amherst aux banques de Wall Street en rachetant pour une poignée de dollars les titres qu’elle avait accepté d’assurer au prix fort, tout comme la pratique des banques qui consiste à comptabiliser en bénéfice la baisse du cours de leurs obligations, indiquent qu’une autre méthode pourrait être utilisée, consistant à financer le rachat par les emprunteurs des titres dévalués qui sont adossés à leur dette. Lorsqu’un titre se négocie à 20 centimes du dollar, il peut permettre à l’emprunteur sous-jacent de diviser sa dette par cinq - à condition qu’il puisse financer ce rachat. Ce type de refinancement aurait-il pu ou dû être assumé par l’Etat, pour un coût évidemment inférieur à celui de la garantie des créances ? Pour répondre, il convient de s’interroger sur la valeur de ces créances. Cette quasi-monnaie privée a été émise, via les mécanismes de l’effet de levier et de la titrisation, en quantité surnuméraire, sans rapport avec la valeur réelle des sous-jacents. Equivalent privé de la fausse monnaie, elle devrait donc logiquement être détruite. Pourtant, c’est le choix inverse qui a été fait. Pour préserver - contre toute vraisemblance et toute utilité économique - la valeur de cette quasi-monnaie dont personne ne veut à la valeur faciale - et pour cause - l’Etat émet de la monnaie souveraine en quantité tout autant surnuméraire et doit également s’endetter massivement, devant louvoyer entre les deux conséquences induites : un débasement potentiel de la monnaie accompagné d’une hausse des taux d’intérêts compromettant la reprise et étranglant encore plus les emprunteurs (dont lui-même), et la perspective d’une fiscalité écrasante dans les années qui viennent. Dans tous les cas, les créances privées improductives et trop nombreuses se transforment en charge publique, c’est à dire en appauvrissement collectif et en turbulences internationales. En se refusant à solder un mauvais papier à sa valeur actuelle - ce qui est pourtant, notons le, une des règles de base du monde des affaires - l’Etat prend le parti de la créance contre celui de la collectivité nationale. Mais, objecterez-vous peut-être, les créanciers ne sont pas une abstraction. Les dettes des uns étant les créances des autres, la réduction de ces dernières aurait elle aussi un coût social, en particulier pour les retraités, les collectivités, ou tous ceux qui ont imprudemment confié leur patrimoine ou leur trésorerie à la finance structurée. Deux réponses. La première, c’est qu’il ne suffit pas de faire l’apologie du risque par temps calme. Il faut aussi savoir prendre ses responsabilités dans la tempête. La seconde, c’est que l’extrême inégalité dans la distribution des patrimoines permet aux plus fortunés de supporter la plus grande part des pertes. Et un éventuel soutien aux plus petits épargnants serait sans commune mesure avec la subvention indiscriminée de tous les mauvais titres en circulation. L’économiste Michael Hudson défend ici un point de vue semblable. Rappelant que les sociétés anciennes ont de tous temps pratiqué l’annulation des dettes, il préconise aujourd’hui cette solution, et considère que si elle n’a pas été choisie c’est en raison de l’influence que Wall Street a acquise à Washington. Qualifiant la finance de parasite du système économique productif, il affirme que le choix à effectuer s’énonce ainsi : sauver l’économie ou sauver le parasite. (video VO).
Dé-dollarisation : le démantèlement de l’empire militaire et financier américain, par Michael Hudson
Les membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai, réunis à Iekaterinbourg avec l’Inde et le Brésil, n’ont guère d’autre choix que de rechercher une alternative au dollar, juge l’économiste Michael Hudson. Continuer à financer à crédit la consommation américaine, les dépenses du Pentagone et de ses 750 bases à l’étranger, en accumulant des dollars et des bons du Trésor équivaudrait pour eux à accumuler en parallèle les risques tant financiers que militaires. Ils sont désormais contraints, estime-t-il, d’inventer une voie de sortie du dollar. L’heure est venue pour un monde multipolaire a affirmé le Président russe Medvedev, et le président de la Banque centrale chinoise lui fait écho en déclarant que l’objectif est désormais de créer une une monnaie de réserve internationale qui ne serve pas les intérêts exclusifs des USA. Hudson indique que les autorités américaines se sont vues infliger une fin de non recevoir à leur demande d’assister au sommet de l’OCS. Ce non, dit-il, c’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir.
Frappée par la crise, la ville de Flint décide de raser des quartiers entiers
Flint, le berceau de la General Motors, a déjà perdu la moitié de ses habitants. La ville a décidé de reconcentrer sa population et de raser des quartiers entiers qui seront rendus à la nature. L’administration Obama a approché les promoteurs de cette opération, qui sont désormais chargés d’appliquer leurs méthodes de « réduction urbaine » à une cinquantaine de cités touchées par la crise, au nombre desquelles Detroit, Philadelphie, Pittsburgh, Baltimore et Memphis. Sinistrée par le déclin de l’industrie, Flint veut désormais promouvoir une politique d’auto défense : elle va ancrer son développement dans des activités de service non délocalisables.
Radar 17 juin 2009 : le printemps iranien et les luttes de pouvoir à Téhéran
Mise à jour : 2009-06-17 14:52:42

L’occident est tenté d’interpréter les protestations des partisans de Moussavi comme la manifestation d’un mouvement de contestation du régime iranien, à l’image des révolutions de couleur de l’Europe de l’est. Mais la frange urbaine occidentalisée, éduquée et souvent aisée, de la population qui soutient Moussavi n’est qu’une des composantes des forces qu’il agrège.

Loin de se résumer à la lutte d’un mouvement d’émancipation contre la mollarchie, cette crise reflète tout autant des dissensions internes au régime, opposant des factions en lutte pour le pouvoir et le contrôle de la manne pétrolière. Les « pragmatiques » et les « réformistes » que sont Rafsanjani, Khatami et Moussavi ne remettent pas en cause la République Islamique. Ils dénoncent l’incompétence d’Ahmadinejad au plan économique et lui reprochent ses déclarations incendiaires, qu’ils jugent contre-productives et indignes du statut de l’Iran, sans que cela induise pour autant une remise en cause fondamentale des choix structurants de la politique intérieure et internationale du pays.

Moussavi est lui-même un homme du sérail, ancien premier ministre sous Khomeini. Mais c’est aussi un technocrate, qui veut impulser une professionnalisation, une modernisation de l’appareil, c’est à dire entre autres un usage plus efficace des revenus pétroliers, piloté sur des critères de compétence et non d’idéologie. A ce titre, il menace la prééminence de la ligne dure incarnée par les gardiens de la révolution et des millions de miliciens qui ont fortement bénéficié des largesses du pouvoir.

Des résultats frauduleux ?

La victoire d’Ahmadinejad reste du domaine du possible. Un tiers des iraniens estime que leur situation s’est améliorée depuis son accession au pouvoir, bien que, dans le même temps, ils ne soient qu’un tiers à juger que l’économie va dans la bonne direction.

Le sondage effectué en mai créditait Ahmadinejad de 34% des intentions de vote contre 14% à Moussavi, mais 27% des sondés restaient indécis - ou n’avaient pas voulu exprimer publiquement leur choix. Toutefois, 60% de ces indécis se déclaraient favorables aux réformes politiques, et le sondage concluait sur la forte probabilité d’un second tour. Les 63% des votes attribués à Ahmadinejad présupposent qu’il ait reçu tous les suffrages des indécis, ce qui semble peu vraisemblable.

Les observateurs soulignent également l’écart entre le niveau du vote réformiste par rapport à l’élection de Khatami en 2001, qui avait recueilli 78% des voix. Ils font remarquer que la victoire d’Amadinejad en 2005 avait été rendue possible par une abstention massive des électeurs réformistes, et par le soutien que lui avait accordé à l’époque les classes moyennes, les « Bazaaris », qui se sont depuis éloignés du pouvoir en raison des mauvais résultats économiques et de l’inflation.

Plusieurs autres points soulevés par les partisans de Moussavi ou relevés par la presse posent question : selon l’entourage de Moussavi, le ministère de l’intérieur aurait contacté le candidat pour lui demander de ne pas annoncer sa victoire immédiatement ; les résultats définitifs ont été annoncés 4 heures après la fermeture des bureaux, et non pas au bout des trois jours requis habituellement pour compter et valider les bulletins ; immédiatement après l’annonce de la victoire d’Ahmadinejad les réseaux de mobiles et de SMS ont été bloqués ; des employés du ministère de l’intérieur ont publié un courrier dans lequel ils affirment « avoir peur que le processus électoral n’ait pas été sain » ; Mohsen Rezai, candidat à la présidentielle et ancien dirigeant des Gardiens de la Révolution, a également déclaré que l’élection était « illégitime . »

Tous ces éléments constituent un faisceau de présomptions : les partisans de la ligne dure d’Ahmadinejad, inquiets à l’idée d’un second tour, ont sans doute voulu donner un (gros) « coup de pouce » au destin, et ont peut-être réagi dans la précipitation et l’improvisation.

Mais ce faisant, ils ont pris le risque de compromettre la légitimité de la République Islamique, ce dont les multiples centres de pouvoir et instances du régime sont fort conscients, et qui explique sans doute l’embarras actuel à Téhéran, qui oscille entre répression, démonstrations de masse de soutien à Ahmadinejad, prise de distance de la part de dirigeants du régime, arrestations ciblées, et concessions à l’opposition qui a obtenu un recomptage partiel des voix et un délai avant la proclamation des résultats définitifs.

Le sort de l’Iran dépend désormais de l’aggiornamento qui naîtra entre les factions. Mais le nouvel équilibre sera trouvé à partir d’une conviction fondamentalement partagée : la préservation de la République Islamique.

Contre Info

Pepe Escobar décrypte les jeux de pouvoir à Téhéran

Escobar, Asia Times : This is emerging as a no-holds-barred civil war at the very top of the Islamic Republic. The undisputed elite is now supposed to be embodied by the Ahmadinejad faction, the IRGC, the intelligence apparatus, the Ministry of the Interior, the Basij volunteer militias, and most of all the Supreme Leader himself.

The elite wants subdued, muzzled, if not destroyed, reformists of all strands : any relatively moderate cleric ; the late 1970s clerical/technocratic Revolution Old Guard (which includes Ayatollah Hashemi Rafsanjani, Mohammad Khatami and Mousavi) ; "globalized" students ; urban, educated women ; and the urban intelligentsia.

Even fighting a cascade of political and economic setbacks, for the past three decades the regime has always been proud of the Islamic Republic’s brand of popular democracy, and its alleged legitimacy. Now the revolution enters completely uncharted territory as thousands of people have taken to the streets in protest against the result.

Ken Ballen and Patrick Doherty : le peuple a parlé Les auteurs du sondage effectué en mai (cf ci-dessous) par l’organisation « Terror Free Tomorrow » (sic)estiment que le résultat de l’élection pourrait être sincère.

The election results in Iran may reflect the will of the Iranian people. Many experts are claiming that the margin of victory of incumbent President Mahmoud Ahmadinejad was the result of fraud or manipulation, but our nationwide public opinion survey of Iranians three weeks before the vote showed Ahmadinejad leading by a more than 2 to 1 margin — greater than his actual apparent margin of victory in Friday’s election.

Terror Free Tomorrow Iran survey report - mai 2009 (pdf)

At the stage of the campaign for President when our poll was taken, 34 percent of Iranians surveyed said they will vote for incumbent President Ahmadinejad. Mr. Ahmadinejad’s closest rival, Mir Hussein Moussavi, was the choice of 14 percent, with 27 percent stating that they still do not know who they will vote for.

President Ahmadinejad’s other rivals, Mehdi Karroubi and Mohsen Rezai, were the choice of 2 percent and 1 percent, respectively.

A close examination of our survey results reveals that the race may actually be closer than a first look at the numbers would indicate. More than 60 percent of those who state they don’t know who they will vote for in the Presidential elections reflect individuals who favor political reform and change in the current system.

The current mood indicates that none of the candidates will likely pass the 50 percent threshold needed to automatically win ; meaning that a second round runoff between the two highest finishers, as things stand, Mr. Ahmadinejad and Mr. Moussavi, is likely.

Juan Cole : le sondage TFT ne prévoyait pas une victoire d’Ahmadinejad

based on his polling, Ballen did not expect Ahmadinejad to get to 51%.

In fact, the regime has announced that Ahmadinejad received almost 63% of the vote. So while Ballen’s polling does suggest that it was plausible that Ahmadinejad could have won a run-off election against Mousavi, it indicated that Ahmadinejad was unlikely to win a first round.

Moreover, given the PFTFT numbers, all of the undecideds would have had to vote for Ahmadinejad in order for him to get over 60% of the total vote. That outcome seems to me so statistically unlikely as to rate as an impossibility.

Note that the regime is not merely claiming that Ahmadinejad barely avoided a run-off by getting 51% of the vote. They are saying he received nearly two-thirds of the vote. No such outcome was predicted by the PFTFT poll— quite the opposite.

...

42% of respondents successfully contacted declined to answer the poll. Since it is much more likely that reformists would be afraid of government reprisal and afraid of talking about their politics than that Ahmadinejad supporters would be, the possibility that declines were disproportionately pro-Mousavi voters is strong.

...

Le Grand Ayatollah Hossein Ali Montazeri juge invraisemblable le résultat des élections

the country’s most senior Islamic cleric threw his weight behind opposition charges that Ahmadinejad’s re-election was rigged.

"No one in their right mind can believe" the official results from Friday’s contest, Grand Ayatollah Hossein Ali Montazeri said of the landslide victory claimed by Ahmadinejad. Montazeri accused the regime of handling Mousavi’s charges of fraud and the massive protests of his backers "in the worst way possible."

"A government not respecting people’s vote has no religious or political legitimacy," he declared in comments on his official Web site. "I ask the police and army personals (personnel) not to ’sell their religion,’ and beware that receiving orders will not excuse them before God."

Montazeri est l’un des hauts dignitaires chiites. Il fut un temps pressenti pour succéder à Khomeini, mais a depuis été marginalisé en raison de ses prises de positions réformistes.

Affrontements avec la police anti-émeute

Manifestation des partisans de Moussavi

Radar 26 mai 2009 : le public va-t-il s’effondrer sous la charge de la dette privée et des relances ?
Mise à jour : 2009-05-26 14:00:30

Nous sommes sans doute proches de la barre horizontale du L. Mais combien de temps va-t-elle se prolonger ? Les moteurs de croissance à l’oeuvre dans la période précédent la crise sont en panne, et la liquidation de la bulle de crédit mondiale va prendre des années, tout comme la restructuration des modèles économiques qui étaient associés à la « richesse » à crédit du consommateur américain et aux déséquilibres des balances des paiements.

L’optimisme actuel trouve sa source dans le soulagement d’avoir évité la désintégration, et non pas dans les perspectives économiques. Pour une génération élevée dans le culte du court termisme et les illusions d’une prospérité financière exponentielle, le retour au réel est malaisé. Rappelons toutefois que cette branche du L ne correspond pas à une stabilisation réelle, mais a été obtenue d’une part au prix du transfert et de la garantie d’une gigantesque dette toxique privée sur les comptes publics et d’autre part par la mise en oeuvre de plans de relance extrêmement couteux.

En acceptant de garantir de façon extensive la finance, en fournissant très largement des liquidités, en tablant sur une restauration progressive des bilans, les Etats ont accepté de supporter l’ensemble des coûts de cette gigantesque liquidation faisant le pari que ce processus allait se ralentir, et qu’à terme la fête allait pouvoir reprendre son cours.

Ce faisant, les comptes publics sont pris en tenaille par une double contrainte, qui les fragilise sur deux fronts : le soutien total accordé au secteur financier et le coût des plans de relance rendus nécessaire par l’effondrement de l’activité économique.

On semble aujourd’hui oublier que ces interventions hors norme décidées dans l’urgence ne sauraient être que transitoires. Mais si cette situation se prolonge, si la liquidation de la dette révèle d’autres gouffres financiers, la fragile branche horizontale du L va casser.

La plupart des économistes jugeaient encore au début de l’année que les recettes keynésiennes étaient crédibles, tablant sur une reprise qui se dessinerait à la fin 2009, avec des déficits maîtrisés. Depuis lors, ils ont explosé, en particulier aux USA, et la suspicion croît de jour en jour sur la crédibilité des comptes publics.

Loin d’être en situation de débrancher les perfusions de la finance et de rétablir leurs comptes lors du redémarrage d’activité, les Etats - aujourd’hui seuls vrais garants de l’activité économique - sont dans une position extrêmement périlleuse : la liquidation des dettes est loin d’être achevée et les défaillances d’emprunteurs vont continuer à croitre ; l’absence de reprise rapide pourrait se traduire par une obligation de tailler dans les dépenses publiques provoquant une deuxième vague récessive ; le financement des déficits publics est de moins en moins vraisemblable.

-  Aux USA, le volume d’emprunts immobiliers dont les mensualités seront révisées dans les années qui viennent laisse augurer de nouvelles vagues de défaillances de ménages dont les comptes sont dans le rouge, continuant à éroder les bilans bancaires, provoquant la faillite des petits établissements, et augmentant d’autant les charges de l’Etat.

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Source : Crédit Suisse via Calculated Risk

-  Les taux de défaillance continuent de grimper en flèche.

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Source : Calculated Risk

-  Le désendettement des ménages américains va plomber la demande. Les consommateurs US - et les bulles d’actif à répétitions - ne seront pas cette fois le moteur habituel d’un retournement de cycle.

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Source : Fed

-  Risque de saturation devant les rafales d’émissions de dettes souveraines.

Le prévisionnel des émissions de dettes devant financer ces engagements est déjà proprement vertigineux.

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Peut-on croire, comme Krugman, que l’épargne mondiale et américaine y suffira, depuis qu’elle est rétive aux risques des investissements vers le privé, et peu sollicitée en raison de la faiblesse de la demande de capital ?

Le volume des émissions, même à supposer que les besoins n’aillent pas croissant, et la réduction drastique des surplus des pays exportateurs rendent cette hypothèse fort incertaine.

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A l’image de Wall Street croyant pratiquer la dilution du risque jusqu’à des doses homéopathiques et ne présentant plus aucun danger, les Etats ont choisi de diluer dans la nation la dette privée. Mais son poids est tel qu’il est à même d’entraîner vers l’abîme les sauveteurs qui ont accepté de s’en charger, aux USA sans l’avoir au préalable restructurée, faute de courage politique, ni même osé l’évaluer dans la majeure partie de l’Europe continentale.

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